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Tag - Tunisie

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mardi, 25 mars 2014

L'Article 15, vous le voulez? Chiche!

La loi d'exclusion des RCDistes et des ex Mounachidines impose quelques réflexions...
-Si elle passe, c'est que l'ANC n'a pas su en plus de 3 ans organiser la Justice transitionnelle... Et que la coalition majoritaire ne souhaite pas profiter de l'année qui reste pour organiser cela!

-Si elle passe, c'est un cadeau en OR qui sera fait à Nidaa, à Hamed Karoui et les partis ex rcdistes! En effet, cela va enlever le seul argument de campagne pour la Troika qui est "le Retour de l'Ancien Système"... puisque par ailleurs, dans leur bilan en positif RAS!

-Si elle passe, elle va priver Ennahdha d'un nombre incalculable de "nouveaux supporters"... cachés partout... Y compris chez leurs alliés.

-Si elle passe, c'est que la Justice Tunisienne ne s'émancipera jamais de la Tutelle du Pouvoir!

Pour ces raisons, la Troika ne voudra pas que l'Article 15 passe! Alors, si je peux me permettre un petit conseil aux "démocrates": Même si c'est anticonstitutionnel et que ça nous pose un problème de déontologie ces "procès collectifs" sommaires, disons chiche!

Je suis pour cette loi d'exclusion! que l'on puisse parler enfin du bilan de la Troika!
Que l'on puisse juger enfin ces crimes de sang, sa corruption, sa faillite morale et intellectuelle sans concessions!

Alors? on fait quoi?

mardi, 17 décembre 2013

Le Dialogue National, et après?

Beaucoup de gens critiquent l'opposition pour son "échec lors du dialogue national".
C'est vrai, l’échec est là dans la mesure où on n'a pas su imposer un candidat. Mais avions-nous un candidat?

Malheureusement, notre vrai échec est celui-là!

Ne pas avoir réussi, en tant que Front du Salut, ou au moins en tant qu'UPT, à se mettre d’accord sur un candidat est le plus grand gâchis de l'opposition!

Apres le formidable succès du Bardo, le bras de fer gagné à l'ANC, après avoir forcé Ennahdha et sa Troïka à quitter le Pouvoir, on rate les derniers mètres…

Un beau parcours gâché à la fin parce que les uns et les autres, grisés par les succès, dopés par les sondages ont voulu se la jouer solo !

Ce «petit» échec ne doit pas gâcher les succès !

Se débarrasser d’Ali Larayedh sans coup d’état est une victoire certaine pour le processus de transition démocratique ! Parce que ne nous voilons pas la face, c’est ce que nous risquions face au népotisme fascisant d’Ali Larayedh.

Revenons sur ce dialogue où les différents lobbies de l’opposition ont tout fait pour imposer chacun son candidat… Ennahdha a déclaré son choix depuis des semaines et «les initiés» avaient le tiercé du Cheikh dans l’ordre : Ahmed Mestiri, Jalloul Ayed et Mehdi Jomaa.

Une fois la carte Mestiri, soutenue par Ettakattol, grillée, Ennahdha a sorti la carte Jalloul Ayed avec des soutiens «surprises» : Afek, et Attahalof, les deux partis «néo-libéraux»… Jalloul Ayed ayant fait face à un véto clair de la gauche proche de l’UGTT, Ennahdha a sorti son troisième candidat du chapeau. Ce troisième candidat avait un soutien informel de l’UTICA et de l’UGTT et du coup une neutralité bien vaillante d’Al Massar, d’une bonne partie d’Al Jabha et à la dernière minute de Béji Caid Essebsi.

Cette stratégie d’Ennahdha était basée sur une approche tactique claire avec pour chaque candidat un élargissement du cercle des soutiens éventuels. En face, le néant ! Que des candidats anti Ennahdha, plus ou moins déclarés. A part, à sa décharge, Chawki Tabib mais qui était très proche d’un lobbyiste connu. Bref, face à une Ennahdha et un Ettakattol fidèle, l’opposition, pourtant en position de force au début, a perdu des siens à chaque pion avancé.

Aujourd’hui, nous avons un PM qu’Ennahdha a choisi pour nous. Est-il Nahdhaoui ? Je ne crois pas. Va-t-il combattre le système «Bhiri-Larayedh» ? Pas certain ! A nous d’être vigilants ! Et de ne pas lâcher prise !

Est-il l’Homme de l’Occident ? A mon sens pas autant que Jalloul Ayed… A-t-il des soutiens internationaux ? Je l’espère de tout cœur ! Nous avons besoin ces jours-ci d’un support international fort ! Beaucoup de chose vont se clarifier le jour de l’annonce du Gouvernement… En tous cas il n’aura que quelques mois pour montrer qu’il est digne du poste. Il n’aura pas beaucoup de marges de manouvres, mais j’espère qu’il aura le courage d’insuffler une dose de transparence dans l’action gouvernementale et qu’il jettera les bases d’une bonne gouvernance.

Mais pour l’opposition tout reste à faire ! Que va-t-on faire ? Y A-t-il de l’espoir pour regrouper les progressistes de ce pays ?

Ennahdha a commencé sa campagne électorale depuis des mois ! Sa structure est déjà en place. Son équipe Programme est déjà à l’œuvre ! Des milliers de dinars sont engloutis en études pour comprendre les besoins et adapter le discours. En face, rien de bon ne se dessine ! Certains annoncent leur mécontentement et qu’ils quittent le dialogue ! Pour faire quoi? La lutte armée? La désobéissance civile? Après avoir flirté avec «Rached le Grand Homme Ouvert» (sic), ils viennent aujourd’hui jouer au Che Guevara Moderniste ? Et puis dans chaque circonscription, des dizaines de prétendants s’annoncent et je ne vois pas comment et qui pourra mettre de l’ordre ? Optimiste de nature, je dois avouer que je sèche ! Par quel bout commencer ? Comment remettre de l’ordre? Saurons-nous tirer profit des échecs subis lors de la formation du Pole Démocratique Moderniste?

Comme toujours, je pense qu’il y a des choses qui vont nous éclairer : L’Amour de la Tunisie, œuvrer pour que nous soyons tous Citoyens Libres dans une Société Juste et rêver ensemble d’une démocratie prospère et durable pour le bien de tous les Tunisiennes et Tunisiens.

Alors, au travail ! Au terrain, rêvons ! Faisons rêver !

jeudi, 8 décembre 2011

De l'Urgent et de l'Important...

Maintenant qu’Ettakattol et le CPR ont adoubé Hammadi Jebali et Enahdha contre deux chaises beylicales, on peut parler des choses sérieuses.

La Constitution :

Le CPR et Ettakattol ont-ils obtenus des garanties de leur allié au gouvernement. Ces deux « partis » ont-ils défini quelques lignes rouges autour de la constitution avant de signer ce chèque en blanc à Ennahdha ? Tout pousse à croire que rien de tel n’est fait. Tout au plus, il ya eu accord sur des idées de réformes politiques et de grandes lignes concernant la politique socio économique.

Bref, ce que nous avons vu là est un partage de postes dans les règles au détriment de tout sujet de fond. Avec in fine un jeu au sein de la troïka de type « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ».

D’ailleurs les « partenaires » d’Ennahdha n’ont même pas réagi aux « fuites » sur la composition du gouvernement tellement ils étaient obnubilés par je ne sais quoi : Le Gendre de Rached El Ghannouchi Ministre des affaires étrangères, le cousin de Jebali Gouverneur de la Banque Centrale, etc… Ils n’ont pas non plus réagi aux « dérapages contrôlés » de Jebali & Co. au sujet du Khalifat, du Niqab, etc..

Considérant les derniers votes à l'Assemblée, ils viennent, par ces derniers gestes d’allégeance à Ennahdha, de griller toute la marge de négociation qu’ils avaient et vont donc finir en caisse de résonnance du Premier Ministre Jebali.

Quel Gouvernement et quelle gouvernance ?

La Troïka, ou devrais-je dire Ennahdha et ses satellites ?, discutent encore les lignes générales et « qui a droit de nommer qui »… D’ailleurs ils se sont concentrés sur les « Chefs » et les vrais problèmes de fonctionnement ne sont pas soulevés ! Quelle latitude sera donnée aux ministres ? Si l’un d’eux s’avère incompétent et que Jebali le vire, qui le remplacera ? Qui nommera les PDG des entreprises publiques ? Quelle mécanique d’arbitrage entre départements ministériels ? Quels arbitrages budgétaires ? Quelles relations nouvelles avec la société civile ? Quid des dossiers "suspendus" des biens de la famille benali, des dossiers Télécoms,..

Et, le plus important, quelle relance économique?

Tout le monde s’accorde à dire que la situation économique est dans un état catastrophique : un million de chômeurs, une administration encore sclérosée par du clientélisme et népotisme (les événements de Gafsa en sont la preuve), un investissement direct étranger à l’arrêt, investissement local moribond, … Ce sujet nécessite une Mobilisation générale ! Aucune majorité ne peut réussir ce chantier seule ! Comment une commission de neuf personnes (3 de chaque parti) peut elle décider du programme de relance ? Il est urgent qu’Ennahdha et ses appendices prennent la mesure de la tache et comprennent que ce n’est pas un sujet qui se discute dans le « secret » !

Il est urgent que la semaine prochaine l’Assemblée discute enfin, et dans un esprit constructif, de la Relance économique de la Tunisie ! Quels moyens de financements ? Avec, sans démagogie, la question de la dette, de la révolution fiscale et des incitations fiscales… Quels Grands Projets de relance ? Villes nouvelles ? Routes ? Quelle Industries nouvelles en région ? Le Chômage : Entre assistanat et Social, où se trouve l’équilibre ? L’Agriculture, la Santé, le commerce parallèle, etc… Bref des sujets importants à passer en revue avec les députés de la Nation et en portant le débat sur la place publique que l’on comprenne tous ensemble comment aller de l’avant !

Il est vrai qu’Ennahdha va continuer à polluer le débat par des sujets qui ont fait son succès, et nous seront vigilants et en opposition par rapport à une vision paternaliste de l’Etat qui doit décider des libertés individuelles…

Mais il est vrai aussi que la Relance du Pays doit se faire dans le Consensus Général, avec une mobilisation de toutes les ressources et les compétences pour combattre le chômage, faire la guerre à la misère, assurer une couverture sanitaire décente, assurer un logement salubre à tous, faire en sorte que l’école redevienne obligatoire jusqu’à 15 ans, y compris pour les filles, …

Il est donc urgent de publier la « feuille de route » avant même de la « parapher » afin que le débat public s’enclenche!

Monsieur Jebali, j’espère que Dieu vous fera un signe clair afin que vous enlevez votre burqa d’ennahdha pour revêtir un kadroun tounsi, et devenir ainsi, le Premier Ministre de tous les tunisiens dans cette guerre économique qui s’annonce difficile dans un contexte mondial morose.

Je vous propose pour commencer de lever un toast à la santé du tourisme tunisien au plus vite sinon, la saison sera morte…

samedi, 26 novembre 2011

Ennahdha : La Tentation Dictatoriale !

Les masques commencent à tomber et Ennahdha fait tout pour monopoliser le Pouvoir comme je m’y attendais depuis quelques jours… Sans revenir à la période avant le 24 Octobre 2011, durant laquelle Ennahdha a montré à maintes reprises un comportement emprunté au rcd avec une apogée le jour des élections, je vais essayer d’analyser ce qui s’est passé depuis. Commençons par les faits :

-Contrairement à ses affirmations, Ennahdha a « choisi » ses partenaires dans ce GIN (finalement devenu Gouvernement d’Intérêts Nahdhaouis…). Il n’y avait aucune volonté affichée d’avoir un VRAI Consensus National. 30% des élus (un peu plus en voix exprimées) ont été écartés volontairement des « pourparlers ».

-Les négociations avec les « partenaires » du CPR et d’Ettakattol on montré très rapidement qui commande ! Les ministères de Souveraineté et d’Education ont été trustés par Ennahdha. Les partenaires vont hériter des « problèmes » socio-économique et servir ainsi de fusibles…

-Lors des premières séances de l’Assemblée, aucune place n’a été faite à l’Opposition, même à titre symbolique ! J’aurais aimé voir Maya Jeribi en Vice Présidente ! J’aurais aimé voir un Elu hors d’Ennahdha et ses « partenaires » présider une commission ou du moins en avoir la vice-présidence… Que nenni ! On prend tous les postes ! Hors de question que l’on tienne compte d’une voix opposante !

-Les textes (Pouvoirs Temporaires et Règlement Intérieur de l’Assemblée Constituante) initiaux ont été préparés par Ennahdha et ses auxiliaires avec une volonté affichée de faire un passage en force sans discussion.

-Le contenu même de ces premiers textes affiche une volonté claire de monopoliser le Pouvoir en cette phase de transition. Le Premier Ministre devrait avoir tous les Pouvoirs, le Président serait cantonné dans un rôle symbolique et l’Assemblée Constituante en Chambre d’Enregistrement.

-Le « Futur » Premier Ministre, autoproclamé au dépit du respect des règles démocratiques, commence à intervenir dans le travail de l’actuel gouvernement causant ainsi une démission prématurée de Béji Caid Essebssi et ses ministres contrairement aux usages républicains.

Je tiens à rappeler à nos élus d’Ennahdha, ceux du CPR et d’Ettakattol, qui agissent encore en troupeau, certains principes sur la base desquels ils ont été élus :

-L’Assemblée Constituante est souveraine ! Il est hors de question de la déposséder de son pouvoir ! Le Peuple l’a élue pour qu’elle décide et non pour qu’elle applaudisse !

-La Démocratie n’est pas la dictature d’une majorité ! Il faut savoir écouter l’Avis contraire, lui garantir un espace de liberté et de parole et ne pas le cantonner systématiquement dans un ghetto sans influence ! La démocratie, c’est aussi un contre-pouvoir présent et écouté.

-Il est hors de question que la rédaction de la Constitution se fasse dans les alcôves en « secret » comme vous tentez de le faire pour les deux premiers textes !

-Pour le partage du «Gateau-Pouvoir », vous êtes en train de nous refaire du benali avec Jebali en rôle de « Multi Chef », ou devrais je dire « Mufti-Chef », aux pouvoirs les plus étendus sans aucun contre pouvoir possible ! Vous souhaitez que la contestation soit uniquement dans la rue et non au sein de l’Assemblée Constituante…

-Chaque élu-e est personnellement responsable, devant le Peuple et l’Histoire, de ses actes et de ses choix, vous en avez prêté le serment, ne l’oubliez pas !

Khaled Abdeljaoued

Docteur Ingénieur

jeudi, 1 septembre 2011

Des enjeux du jour… et du Pole Démocratique Moderniste

Ce que nous vivons depuis janvier n’est pas une Révolution au sens historique du terme dans la mesure où une Révolution balaye le système existant pour instaurer un nouveau.

Nous étions nombreux à espérer une révolution, mais la majorité du Peuple était dans une logique de « Transition ». En effet, l’autorité de l’Etat et le Système de gouvernement n’ont jamais été remis en cause à la base. La « Dégage » attitude a toujours été accompagnée par un « nommez nous un M. Propre »… A quelques rares exceptions, nous n’avons pas vu le Peuple nommer un Gouverneur ou bien un Maire… L’Avènement rapide de la « Majorité Silencieuse » a fini par enterrer le processus révolutionnaire naissant.

Ce que je veux dire par là, c’est que nous sommes aujourd'hui dans une logique de transition à négocier avec l’Ancien Système qui gouverne encore.

La pression populaire a marqué des points : Des élections démocratiques gérées par une instance indépendante, une vigilance accrue par rapport à la Justice, un éveil citoyen sans précédent, etc… D’autres sujets sont encore « ouverts » : Les médias, le financement de la vie politique, le nettoyage de l’administration, et surtout la Justice Transitionnelle.

Ma conclusion personnelle c’est que nous sommes au début d’un processus long, laborieux et semé d’embuches. Les forces du passé « contrôlent » les rouages de l’Etat et de l’Economie et sans grande concertation elles avancent les pions… L’Ancien Système (Gouvernants, Administration, Médias hérités de benali, Hommes d’affaires, Argentiers, etc…) s’est déjà redéployé :

-Des dizaines de partis RCD avec une « coalition » visible de 4 partis et une quarantaine de partis à vocation régionale. Le moins drôle, c’est que ces partis ont redoublé d’arrogance et revendiquent même un bout de la révolution. Ces partis se sont disputés les cadres du RCD et sont déjà en train de labourer le terrain.

-Le parti du «milliardaire » qui a débauché des cadres du RCD, des jeunes hommes d’affaires, des barbouzes de tout genre, etc… Ce parti à force de budget pub s’est acheté la sympathie de tous les journaux, de Télévisions et des agences de pub.

-Un investissement « massif » de certains hommes d’affaires, bien prospères, dans les partis historiques : Ennahdha, PDP et Ettakattol sont emblématiques vu les financements obtenus. Cela ne veut pas dire que ces partis sont foutus, mais pour moi, cela veut dire que ces partis ne seraient pas dans un modèle de rupture radicale avec l’Ancien Système (cf définition plus haut).

Le cas d’Ennahdha est encore plus complexe dans la mesure où elle a accueilli des milliers de rcdistes comme l’a déclaré R. Ghannouchi et qu’elle essaye de se présenter comme « alternative » paisible et crédible aux yeux de tous… Et comme l’a déclaré son Chef, elle considèrera une alliance avec les « propres du RCD » si l’« Intérêt National » l’exige… Son score aux élections avec ses deux listes nationales (celle officielles et les officieuses soutenues par Mourou) serait déterminant pour la suite des événements.

Je trouve que mon tableau peut paraitre sombre… Mais en réalité il ne l’est pas pour autant !

Les enjeux sont multiples. Là je viens de parler de « Pouvoir », mais pour être honnête, ce qui me motive ce n’est pas le pouvoir ! C’est la construction de la nouvelle Tunisie qui m’importe !
Les quelques mois passés à vouloir construire un Pole Démocratique Moderniste large m’ont éclairé sur les intentions des uns et des autres… Ceux qui sont restés dans le Pôle sont animés par un autre sentiment d’Urgence : Celui de mettre sur les rails un Pays ouvert, démocratique et prospère.

Notre enjeu n’est pas un enjeu de Pouvoir ! Quelque soit notre score aux élections, nous continuerons la lutte pour que la Rupture avec les anciennes pratiques soit consommée! Quelques soit notre score aux élections, nous continuerons à défendre une Egalité Femme Homme dans la Loi et de par la Loi ! Quelque soit notre score aux élections, nous nous battrons pour construire un Parti Démocratique qui serait une alternative sérieuse aux forces du passé pour que la Tunisie vive sa première transition démocratique par les urnes !

Je crois que le Peuple qui ira voter (espérons en masse) saura faire le tri entre les forces en présence.
C’est vrai que nous n’avons pas les moyens de faire une Campagne de Com, c’est vrai que nous n’intéressons pas les Médias de benali puisque nous appelons à réguler le secteur et que nous n'avons pas de budget pub, c’est vrai que nos positions responsables et intègres ne nous classent pas parmi les révolutionnaires romantiques, c’est vrai que nous sommes naïfs dans notre amour de la Tunisie, c’est vrai que nous nous entêtons à avoir le maximum de femmes de valeur en têtes de listes, c’est vrai que nous n’intéressons pas les Instituts de sondages, pauvres que nous sommes, c’est vrai que beaucoup de gens ne parient pas sur nous…

Mais, ce qui est sur, c’est que nous sommes animés par l’intime conviction que nous défendons la juste cause pour une Tunisie Meilleure. C’est cela notre grande force, le militantisme et l'abnégation des Démocrate Modernistes du Pôle fera la différence dans les années qui viennent !
Qui vivra verra...

jeudi, 28 juillet 2011

Situation au 27 Juillet...

Depuis des mois, nous étions un nombreux déjà à espérer une restructuration du paysage politique en Tunisie afin de pouvoir relever sérieusement le défi de la Transition démocratique. Pour ma part, c’est installer durablement une démocratie qui m’anime et me motive. Quand je pense démocratie, je pense avant tout Droit du Citoyen, Liberté et Prospérité pour Tous les Tunisiens sans discrimination aucune (sexe, régions, milieu social). Ma lecture simple et « simpliste » du paysage politique du moment fait apparaitre 4 quatre blocs politiques qui se dessinaient :

-Un bloc des « historiques » qui ont gouvernés durant 55 ans la Tunisie avec les « New RCD », les « New Destouriens » et affiliés… Bloc peu homogène, sans chef légitime et qui essaye avec une grande peine de « se renouveler »… Ce bloc a déjà perdu une partie des troupes allées se ressourcer ailleurs, mais d’après mes observations, il va peser sur la suite des événements.

-Un bloc Islamiste, centré autour d’Ennahdha, fort d’un passé récent de victime de benali et d’un appareil logistique efficace. Ce bloc est tiraillé par deux courants forts : Les traditionalistes qui souhaitent mettre en place une « République Islamiste » et les « ouverts » qui, par conviction ou tactique, souhaitent durablement installer la mouvance dans le jeu démocratique (modèle AKP). Beaucoup de ces « modernistes » ont crée de nouveaux partis faute de stratégie claire d’Ennahdha. Ce bloc commence juste de sortir de l’enfermement identitaire et le discours religieux pour essayer d’apparaitre comme Parti de Gouvernement.

-Un bloc « Démocratique » qui regroupe ceux qui œuvrent pour installer une démocratie durable dans le pays. Les composantes historiques de ce bloc sont Ettajdid, le PDP et Ettakattol… et dans une certaines mesure le CPR (canal historique). Ce bloc s’est renforcé –ou plutôt s’est émietté- par la création d’une douzaine de nouveaux partis dont quelques uns commencent à prendre un peu de place (le PTT et dans une moindre mesure Afek).

-Un bloc d’extrême gauche (PCOT, Watad,…) et de nationalistes fort d’un discours populiste et d’un romantisme révolutionnaire qui essaye de trouver sa place dans la cristallisation des revendications mais qui essaye aussi de jouer un rôle important dans la constituante.

On a observé depuis quelques semaines des alliances, des discussions, des divorces… Mais ce qui est clair c’est que nous assistons à d’autre type de coalitions :

-Le bloc des historiques semble se restructurer autour de Kamel Morjane (depuis que Jegham a trébuché) avec des quadras de l’ex RCD à la manœuvre sous la bénédiction de quelques « vieux » destouriens « écartés » par benali.

-Une coalition électorale « tactique » pour « réaliser les objectifs de la Révolution » entre Ennahdha les Nationalistes et le CPR… Qui pourraient être rejoints par le PCOT. Contre nature me direz-vous ? Tactique je réponds.

-Un Pôle « Démocratique » avec Ettajdid, le PDP, le PTT, Ettakattol et autres nouveaux partis. Vont-ils surmonter leur Egos et leurs « conflits de personnes» entretenus par des années de Bourguiba puis de benali pour faire listes communes ? Vont-ils revoir leurs ambitions personnelles et transcender leurs intérêts partisans ? Ceci étant dit, tout ce monde sait qu’un pays comme le notre se gouverne au « Centre » et avec modération… D’ou peut être une redistribution des cartes encore une fois avant les élections.

Pour moi, j’ai choisi mon camp ! Cela fait des mois que je milite modestement afin de regrouper le camp démocratique pour que l’on puisse créer une Coalition rassurante, capable de mobiliser les électeurs. Il en va du Salut de notre pays parce que la démocratie ne peut s’installer durablement qu’avec des « partis » capables de gouverner et d’assurer une alternance au pouvoir par les urnes avec des Minorités fortes au parlement. Il est aussi important de ne pas laisser les « islamistes » en position forte parce que notre histoire a montré que c’est souvent les plus « extrémistes » qui prennent le pouvoir dans ce type de partis et cela ne pourra être que prélude à une dictature. Ma lecture des choses est peut être naïve, mais je crois profondément, qu’il est possible en peu de temps de réaliser le miracle tunisien ! Le système despotique nous a laissé des forces politiques essoufflées, mais l’espoir nouveau donne des ailes ! Nous y arriverons, j’en suis convaincu !

Et pour redonner espoir, je site SAID AIDI: « Ces dernières semaines, beaucoup de personnes me disent "on ne sait pas où on va". Tachons déjà de na pas oublier d'où on vient!»

Je rêve d’une Tunisie où nous seront des « Citoyens Libres dans une Société Juste » (je pique le slogan d’Ettajdid ;-) ).

vendredi, 15 juillet 2011

Quelle est la stratégie d’Ennahdha ?

Depuis l’arrivée du vieux (BCE), le calme est semble t il revenu dans Tunis et nous nous sommes mis en mode préparation des élections… Le consensus commençait à se mettre en place, l’Instance a sorti ses textes de loi, le gouv s’est remis au boulot et l’ISIE a lancé la machine électorale… Et puis il y a eu le report des élections et là, Boum ! El PDP et Ennahdha ont commencé l’exercice de surenchère… Suivi par l’eternel insatisfait Marzouki et son CPR. Le PDP a vite compris que son intérêt était dans le maintien du consensus… Ennahdha et le CPR (qui essayent depuis le 14 janvier de monter dans le train de la Révolution) ont tout fait pour rompre le consensus ! Il y a eu le coup d’éclat par rapport à la date, puis par rapport à la loi sur le financement des partis puis une sortie de l’instance et finalement un soutien actif à un Nième Kasbah3… Pourquoi ? D’abord je crois que beaucoup d’erreurs ont été commises dans la recherche du consensus de la part du gouvernement : Nominations de ministres Symboles de l’ère benali, absence de concertation, mépris flagrant des journalistes, des politiques, des jeunes, des familles des martyrs, etc… Et puis il y a eu des erreurs d’agenda dans la Haute Instance : La loi sur le financement des partis aurait du précéder toute autre discussion politique afin de ne pas donner les moyens aux uns et à l’autre de râler… Mais cela ne peut tout excuser! Ma question est simple : Pourquoi Ennahdha veut prendre le contrôle avant les élections ? Pourquoi cette stratégie de surenchère qui ne profite qu’aux ex RCD ? Quel intérêt ils avaient (avec leur petit ami du CPR) de monter en épingle cette histoire de sionisme et d’en faire une question existentielle en Tunisie ? Pourquoi limiter leur propagande à « L’Islam est en danger, nous en sommes les seuls protecteurs » ? Autant de question qui me font dire que ce parti est en train de privilégier ses intérêts partisans par rapport à l’intérêt National ! Ennahdha veut GAGNER ces élections par TOUS les moyens ! Je pense que si Ennahdha est le Grand parti Démocrate qu’il se prétend, il doit clarifier les choses : - D’abord arrêter cette surenchère religieuse et identitaire : L’Islam n’est pas en danger et le faire croire n’est que pour contrer leurs adversaires les plus honnêtes: «Les modernistes » ! Et surtout cacher l’absence de tout programme Socio Economique ! -Sortir du double discours par rapport aux exRCD puisqu’ils ont accueillis en leur sein énormément de sbires de benali et surtout des hommes d’affaires qui ont largement prospérés sous l’ère mafieuse ! -Arrêter la surenchère et les « perturbations » gratuites pour permettre au pays de réussir les élections du 23 Octobre.

Je crois que ce parti, s’il est aussi fort qu’il le prétend doit revoir sa stratégie de pourrissement qui ne peut mener qu’à un report des élections où à un éventuel coup d’état policier !

Ce qui se passe ne profite selon moi qu’aux ex RCD (ceux qui n’ont pas rejoins Ennahdha) et nullement à la Tunisie ! A bon entendeur !

mercredi, 11 mai 2011

Garder le Cap!

Dans la cacophonie ambiante, il est difficile de garder l’esprit clair. Pour nous en sortir, il faut fixer l’objectif et ne pas se faire avoir par les diversions. Alors, permettez moi de poser les éléments de l’équation afin d’imaginer quelques éléments de stratégie. La vraie question est « que voulons-nous pour la Tunisie ? »

Ce que nous voulons c’est rompre avec le passé et réussir notre transition pour installer une démocratie durable qui assure une vie digne à tous les Tunisiens. A mon avis, cela veut dire :

-Construire un écosystème politique capable de gérer des alternances démocratiques au pouvoir,

-Réinventer un système économique équitable basé sur la transparence,

-Assoir une République moderne et moderniste avec une bonne gouvernance de l’Etat et du Bien Public qui garanti les libertés de chacune et chacun.

Bien évidemment, la « Tunisie Rêvée » ne se résume pas en trois points, mais cela donne des idées sur ma vision…

Pour y arriver, le chemin est long et épineux !

La première pierre à poser est la réussite des élections de l’Assemblée constituante. Pour cela, il faut garantir un climat social et sécuritaire apaisé et surtout une organisation transparente de la campagne électorale et du vote. Ceci donnera à la Constituante une légitimité populaire qui lui permettra de définir de façon sereine les bases constitutionnelles et juridiques de la Nouvelle Tunisie.

Beaucoup de forces essayent de « plomber » ce processus en semant le désordre ou en retardant le vote. Il s’agit essentiellement de divers combinaisons politico-mafieuses qui usent de tous les moyens : Lobbying auprès du Gouvernement, influences étrangères, manipulation des médias, casseurs dans les rues, démonstration de force, etc… Mais le Peuple est lucide et nous gardons le cap malgré tout ! Il faut continuer à être vigilants, soutenir la Commission Electorale (finalement élue), déjouer les pièges au jour le jour.

Mais comme vous l’imaginez, on n’est pas surs du résultat. Et quand bien même nous aurons de bonnes élections, les forces progressistes et démocratiques de ce pays doivent militer pour barrer la route (pacifiquement via les urnes) aux forces du Passé. Ces forces, bien présentes en Tunisie s’articulent autour de deux clans :

-Les « 3P » selon la formule d’un ami (La police politique de ben Ali + la pègre+ l’ex parti RCD),

-Les « passéistes » qui veulent faire de notre Tunisie un pays islamique gouvernés par les Oulémas selon une lecture ancestrale de la Charia. Ce clan qui considère la démocratie comme un moyen d’atteindre leur fin et non comme finalité en soi.

Bien sur chacun de ces clans a déjà ses satellites, ses versions « light », ses pions sur l’échiquier, ses infiltrations auprès des forces « modernistes » et progressistes, etc…

Alors que faire ?

D’abord concentrer son énergie pour renforcer les vraies alternatives à ces clans ! Nous sommes nombreux à agir depuis des semaines pour un Pole Moderniste Démocratique… Ca vient !
Pour ceux qui ont choisi d’autres partis politiques, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de servir indirectement l’un des clans passéistes ! Analysez attentivement les positions de vos « gourous » par rapport à ces deux clans ! Beaucoup des rumeurs qui circulent parlent de scénarii échaudés par ces clans pour se servir de vitrines «propres». Sur le court terme, œuvrer pour faire réussir les élections du 24 juillet est un devoir national !

Et puis ne vous laissez pas détourner de ces objectifs par les joutes facebookiennes ou les journaleux de TV7 et du Renouveau !

dimanche, 24 avril 2011

Assez de nombrilisme! Assez de divisions! Allons de l'avant!

Depuis des semaines, nous sommes nombreux à promouvoir un Front électoral qui représentera les valeurs de modernité de progrès et de justice sociale… Nous avons mis beaucoup de pression sur Ettajdid, le PDP et le FDTL pour les convaincre de cela… Ettajdid a été le premier à faire fi de calculs et accepter l’idée. J'ai de l'espoir pour que les autres bougent cette semaine... Les deux principaux arguments avancés par les uns et les autres pour « repousser » la coalition au 25 juillet sont :

-Mathématiquement, le système de vote choisi est favorable à l’éclatement et si les « modernistes » avancent dans des listes séparées, ils auraient plus de sièges.

-La phase de construction d’une démocratie nécessite la construction de partis forts et c’est l’occasion ou jamais (en l’absence du RCD) de pouvoir mesurer l’impact de chaque parti dans le paysage politique.

D’autres amis, « Indépendants », ayant œuvré au sein d’Initiatives Citoyennes pour défendre des Valeurs de Modernité et de Justice sociale sont aujourd’hui, au vu des réactions des partis et par vieux reflexes « indépendantistes », tentés par des listes indépendantes pour les élections… Les nouveaux partis sont quand à eux en phase de naissance et sont en train d’essayer d’exister sur le terrain et dans l’imaginaire des gens…

Tous les arguments sont compréhensibles et défendables ! Mais tous ces amis oublient que nous ne sommes qu’au début du chemin et que :

-Les principaux sondages sortis jusque là montrent que 85% de la population ne sait pas pour qui voter ! Cela veut dire, au regard des marges d’erreurs, que toute extrapolation est farfelue ! Le fait d’avoir 85% d’indécis ne veut pas dire qu’il y a 85% « gagnables » par les partis. Le travail politique est de longue haleine et une campagne se construit « zenga, zenga ». Le marketing ne peut pas tout faire. Alors, pitié, un peu d’humilité.

-Le seul parti bien organisé jusque là est le parti « ultra conservateur », les extrémistes diraient certains, à savoir Ennahdha et alliés (Tahrir et Mourou). Il a une organisation qui commence à se mettre en place, une communication bien huilée et un plan de bataille sur les rails… A ce rythme, ils feraient plus de 30% aux élections ! (estimation personnelle).

-23 ans de benali n’ont laissé émerger aucune figure et les quelques jours de visibilité depuis le 14 janvier ne permettent à personne de se targuer d’une image forte… Même pas Farhat Rajhi, éphémère Ministre de l’Intérieur, qui nous a touchés par sa sincérité. Alors que dire de Nejib Chebbi, Mustapha Ben Jaafar ou Ahmed Brahim ? Que faire alors ? L’idée la plus simple serait de dire renforçons les partis, soutenons les listes indépendantes… et nous (les modernistes) auront une majorité de sièges à la constituante et nous verrons émerger quelques partis (ou futurs partis issus des regroupements d’indépendants) qui auraient tout le temps de s’organiser en coalitions ou fusions en vu de gouverner et des élections d’après…

Cette hypothèse arrange ceux qui ont fait un choix « pragmatique » de miser sur un « cheval gagnant ». On les voit ici et là entourant le « gourou », défendant « Le Parti » et lancés dans une course aux financements, à la visibilité… En espérant gagner pour faire changer les choses ou peut être accéder au Pouvoir.

Permettez-moi d’être naïf et idéaliste ! L’enjeu est certes de construire un paysage politique, de renforcer les partis, etc… Mais l’enjeu est avant tout de construire la Tunisie de Demain !

La Tunisie a besoin d’un Pole Moderniste qui s’affirme, qui rassemble et qui gagne ! La dynamique d’Union peut faire des miracles ! 1+1=3 voir plus ! La Tunisie a besoin d’un pole Moderniste Uni, fort de ses Valeurs et qui ferait plus de voix que les « Ultras Conservateurs » !

La Tunisie a besoin de coalitions fortes pour que le 25 juillet, Ennahdha et alliés n’apparaissent pas comme la première force politique du pays à cause de nos divisions !

La Tunisie n’a pas besoin d’un « Si Foulen » Présidentiable ! La Tunisie a besoin de 29 listes électorales faites de personnes honnêtes, modernistes, progressistes, proche du terrain et qui créeraient une dynamique autour d’elles pour affirmer l’Identité Tunisienne Moderne. La Tunisie a besoin que ces « Stars d’un jour » se mettent au service de ces listes et qu’elles mettent leur égo entre parenthèse jusqu’au 24 juillet !

L’enjeu réel n’est pas dans le nombre de sièges dans la constituante. Personnes n’aura une majorité et j’espère que notre future constitution sera équilibrée. L’enjeu réel est le décompte des voix dans les premières élections libres que vivra la Tunisie!
Et pour que notre Révolution ne parte pas en fumée, il faudra que le Pole Moderniste soit le premier en nombre de voix.

jeudi, 27 janvier 2011

Petites Indiscrétions et veille du Jour… Nouvelle mise au point...

En attendant l’annonce du gouvernement demain, je vais vous livrer la moisson d’aujourd’hui…

Depuis ce matin je suis remonté contre le mutisme du gouvernement de transition que je prenais pour de l’autisme… Je suis même passé a l’inquiétude.

Une analyse fine d’internet (google, twitter et FB), quelques longues discussions depuis cette après midi et encore cette nuit m’ont permis de prendre du recul.

Il semble que le « Système » benali n’est pas complètement démantelé ! Il s’est barré avec les codes de la transmission satellite des forces de l’ordre et ses sbires parasitent, voir brouillent, les opérations de maintien de l’ordre fortement.

L’ambassadeur de Libye chez les Saouds a également été reçu par benali, et de la il a volé vers Doha… Avec la sortie du « Guide » hier et celle d’avant, on est en droit de se poser des questions sur le rôle de notre pays voisin.

La garde rapprochée de benali ressort à la télé (essentiellement chez Nasra sur Hannibal) et les dernières stats (faites par de jeunes Citoyens) montrent que les « anti-gouvernement » ont un temps de parole largement supérieur aux pros gouvernement sur Hannibal !
J’espère que Sigma et Mediascan nous gratifieront d’une mesure officielle demain afin que l’on comprenne ce qui se passe.

Selon ma lecture, la contre révolution s’organise et les voix raisonnables sont inaudibles puisque tout de suite taxées de traitres a la révolution ou bien elles voient apparaitre des vieux RCDistes qui tentent de la décrédibiliser (comme pour la manif au théâtre, un peu reprise par des anciens RCDistes malgrés la bonne volonté des initiateurs). Il faut tout de même signaler une première sortie d’Ettajdid avec un slogan de manif que j’aime bien « Ni RCD ! Ni Chaos ! ».

Bref, beaucoup de forces occultes et moins occultes poussent au Chaos et tentent de déstabiliser le futur gouvernement de transition… Pourquoi ?

De l’autre coté, les infos filtrées coté Gouvernement montrent une ferme volonté de reprendre l’appareil de l’état en main, mais cela semble complexe notamment avec tous les services qui étaient gérés directement par le palais (Ammar404, Renseignements, Médias, etc…)

L’autre confirmation obtenue est que le nouveau Gouvernement de Transition va être plus clair (pas ou peu de RCD) et son role de transition clairement annoncé. Les commissions sont en cours de constitution, les biens du RCD appartenant à l’état sont récupérés et la mise sous tutelle des avoirs du RCD semble acquise.

Pour moi, et c’est ce que j’ai expliqué dans ma précédente note, il faudra soutenir ce futur gouvernement s’il se confirme ainsi (Sans les grandes figures de l’ancien régime). Je ne suis pas adeptes de la guillotine populaire et je préfère que la Justice, fondement de notre proche démocratie, fasse son boulot pour le RCD… Cela donnera du sens au « RCD dégage ! » qui trotte dans ma tête…

Il faudra aussi que le gouvernement, au Service de la Révolution, nous explique clairement la situation, fasse preuve de pédagogie et partage avec son peuple les menaces qui pèsent sur notre jeune démocratie.

L’UGTT, qui souhaite gouverner avec l’aide de Ben Jaafar et les ultras révolutionnaires (qui voudraient voir les Comités Populaires s’installer) doit décider ce soir de sa position : Participer au gouvernement, soutenir le gouvernement ou aller à l’affrontement.

C’est une responsabilité. D’après moi, l’UGTT n’ira pas a l’affrontement parce qu’elle n’aura rien à dire !

En effet, rester dans le cadre légal est le souhait de la majorité des tunisiens et de l’armée. « Dégager » le RCD sera acquis, reprendre le travail et la construction est le souhait de l’ensemble des Tunisiens. Quelle revendication mobilisera demain l’UGTT ? Un conseil de la Révolution ? Une assemblée Constituante ? Ca fera peut être plaisir à Kaddafi de voir ses théories revendiquées, mais pas à la base de la centrale syndicale !

Bref, en attendant la confirmation de mes indiscrétions, je peux affirmer que quelque soit le choix de l’UGTT, les jours de Jrad à sa tête sont comptés.

Maintenant que les manifestants d’El Kasbah sont protégés par l’armée (Je signale quand même que c’est historique ce que nous vivons là : Une manif au palais du gouvernement sans relâche depuis 3 jours sans bavures et l’armée qui protège… Du jamais vu même dans les plus vieilles démocraties), je vais me coucher plein d’espoir… Demain est un autre jour… je prendrais un café à el Kasbah pour comprendre mieux ce qui se trame autour.

dimanche, 23 janvier 2011

Ce que je crois

Révolution aidant, je me permet de piquer le titre a BBY… On ne vit qu’une fois!

Depuis une semaine, j’essaye d’analyser et de comprendre les enjeux post benali afin d’avoir une lecture « pragmatique » des événements. Ce n’est pas facile. Ca bouge toutes les 30 secondes et sortir une analyse fiable est du domaine de l’impossible.
Avant de publier ce texte, j’ai hésité, parce que depuis peu je suis président d’une association apolitique et indépendante. Je le fais quand même! C’est mon avis personnel et pas celui de l’association. Ce n’est pas parce que je me trouve président que je vais taire ma voix. Le nombre de révolutionnaires sur facebook et twitter est croissant et je crois pas qu’il y’ai beaucoup qui peuvent ce permettre de me donner des leçons. Mon engagement pour mon pays est antérieur !

D’abord, je crois que ce que nous vivons est une Révolution et non une Intifadha. Une révolution comme on l’apprend dans les cours d’histoire avec un peu moins de sang… pour l’instant. J’invite donc tout le monde à relire les livres d’histoire pour essayer de comprendre le contexte et adapter leur grille de lecture. En effet, les guillotines ne sont pas dressée encore et la plèbe les attend...
Ceci étant dit, il faut avouer que cette Révolution a pris de court toute « l’élite » du pays : Le Gouvernement de benali en premier lieu, mais également tous les partis d’opposition y compris les plus « révolutionnaires », les Patrons, les Syndicats...

Il faut aussi voir qu’après l’annonce du Gouvernement de transition, la plèbe ne c’est pas calmé. En effet, une lecture politique de la composition a montré que le Gouvernement comprenait plusieurs Ministres appartenant a l’ancien régime qui présentaient deux menaces majeures pour la révolution : D’abord cela donnait l’impression que l’on protégeait l’ancien système avec des ministres fortement impliqués dans les dérives (Et le mot est gentil) mais aussi des personnalités fortes du RCD capables de reconstruire un RCD fort si on les laisse faire…

Notre valeureux peuple a montré donc une maturité politique et une finesse d’analyse qui a encore une fois dépassé les « Elites ».

Notre « Gouvernement d’Union Nationale» a donc été formé en dépit du bon sens dans la mesure où le noyau dur n’a pas saisi l’ampleur de l’événement. Depuis lundi, la composition du gouvernement n’a pas été amendée pour tenir compte des revendications, légitimes, des tunisiens qui finalement tournent autour de deux axes :

1-RCD dégage ! Revendication qui sous entend beaucoup d’autres, à savoir :

-On n’a plus envie de voir les représentants de l’ancien régime au Pouvoir, nous avons dégagé benali, on ne va pas se payer sa garde rapprochée.

-Récupération des « Biens du Peuple » : Action initiée certes avec la récupération des locaux, des voitures et du personnel détaché, mais la communication a été déficiente pour faire savoir au peuple que c’est fait ! De plus, des symboles forts tels que la Maison du RCD érigée en phallus provocateur en plein centre ville continue d’attiser la haine.

-Démantèlement pur et simple du RCD afin de ne pas voir le « mal » se réincarner dans 6 mois et reprendre le pouvoir formellement.

2-Eradication du Clan benali : Avec la récupération de « notre argent », l’arrêt des membres de la famille, le nettoyage au sein des banques « complices », des administrations « collabo » (Le Fisc, les domaines de l’état ou les douanes). Encore une fois, on tardé à dresser les guillotines !

Les plus avertis voient déjà beaucoup « d’affairistes » qui ont largement profité de l’ancien régime se repositionner habilement. Je ne donnerai pas d’exemple, mais j’en vois des dizaines dans les médias, les biens de consommation, les banques, etc… C’est inadmissible !

Les réponses à ces deux revendications tardent. L’UGTT dépassée par sa base, surtout dans les Régions a été obligée de se radicaliser. Dans la même logique, les partis radicaux dans les extrêmes surfent aussi sur cette vague et leur audience ne cesse d’augmenter.

Ne pas oublier aussi le fait que beaucoup des dirigeants syndicaux tentent de se racheter une virginité en faisant cela… On parle même aujourd’hui de plus en plus de « barbouzes » du RCD qui tentent de rejoindre cette aile radicale puisqu’ils n’ont plus de raison d’être et qu’il faut qu’ils se rachètent eux aussi…

On arrive donc aujourd’hui a une situation de blocage qui va empirer faute de pédagogie, de communication mais aussi disons le faute de lecture réaliste de la situation.

Le Gouvernement aurait du forcer le départ des « têtes » stigmatisées par les revendications dès mardi ! Le RCD devrait trouver l’Homme de la situation qui va prendre en main l’organisation pour se lever, faire le mea-culpa de son organisation pour les 30 dernières années, appeler a un congrès en se référant a l’histoire de son parti avec le mouvement de libération (il pourra même réintégrer Benyoussef au passage)… Mais surtout dire haut et fort, qu’il joue le jeu ! Qu’il rend les locaux, qu’il met ses livres de comptes à la disposition de la Commission Nationale qui se crée, etc…

Le problème c’est que cela n’a pas été fait a temps, c'est-à-dire le mardi. Pourquoi donc ? Parce que le Gouvernement de Transition n’a pas compris son rôle!

Les initiateurs de ce gouvernement étaient dans un modèle de transition « douce » fortement encouragés par les « partenaires » étranger, encadrés par l’armée (Qui, semble t il a imposé une partie des têtes "incriminées") et par les reflexes acquis depuis des années au gouvernement. Ils ne se sont pas mis dans une logique de Gouvernement de transition proprement dit, à savoir au Service de la Révolution.

On ne peut contenter le Pays qu’en changeant le mode de réflexion et le mode de communication.

-Il faut clairement expliquer, avec des messages audibles, que le gouvernement est la avant tout pour la gestion des affaires courantes! Il n’a pas vocation à transformer le pays ! C’est l’affaire du Peuple qui votera. D’ailleurs se placer ainsi permettra d’éviter des négociations sociales fortes ou des chamboulements des lois qui gouvernent notre quotidien (Puisque les attentes sont fortes).

-Il faut montrer que le gouvernement ne se préoccupe pas de protéger les RCD ou les anciens « corrompus »… Virer les Ministres RCD ne sera plus suffisant dans la mesure où cette revendication est « vielle » sur l’échelle temps de la Révolution. Je me demande si Ghannouchi, homme intègre et courageux, ne doit pas se sacrifier pour ramener la sérénité. Il faut également devancer les demandes de demain, à savoir changer les Gouverneurs par des « Gouverneurs de Transition », probes, intègres, qui vont gérer les affaires courantes, au Service de la Révolution, tout comme les ministres. Il faut également les mandater pour faire des actions fortes de détachement du RCD puisque l’administration régionale est en relation incestueuse avec le RCD à toutes les échelles.

-Il faut mettre en avant les Commissions, les doter des moyens de communication et d’organisation adéquat pour qu’elles reprennent l’Initiative et qu’elles focalisent l’attention. Ces commissions doivent fonctionner en toute transparence, peut être même filmée et retransmises a la TV en direct pour que les gens comprennent les enjeux législatifs et aussi pour nous assurer que la justice passera avec les 2 autres commissions.

-Et puis pour profiter de l’Elan citoyen que l’on a vu, notamment lors de ces fameux comités de quartier, il est souhaitable d’appeler à des élections municipales dans 6 semaines au plus tard. C’est risqué pour les partis politiques pas prêts, mais c’est l’une des meilleures façon pour obliger les Citoyens a assumer leur rôle de Citoyens. Il faudra être très courageux pour faire cela, mais si on souhaite installer une démocratie durable dans notre pays, c’est un pas nécessaire.

Ces mesures là, bien communiquée, remettraient le Service de la Révolution et du Pays au centre de l’attention du Gouvernement de Transition, elles permettraient d’affaiblir les extrêmes et l’UGTT qui elle aussi devrait faire un Grand ménage dans la maison !

Pour finir, j’invite tous mes concitoyens à la vigilance, à parler à s’organiser pour être audibles afin de ne pas laisser passer cette chance historique. Engagez vous ! Dans les partis politiques, dans vos villes, dans vos villages, dans la Cité ! Veillez aux dérives (Ce qui s’est fait sur la censure d’Internet est exemplaire : Toute censure ne se fera que sur décision de Justice). Nous avons Tous une responsabilité historique pour protéger notre Révolution, construire une démocratie durable qui apporterai un developpement économique formidable!
Yes we Can! (La aussi je pique!).
We should Invest in Democracy!

A bon entendeur !

  • La plèbe (du latin plebs, plebis) est une partie du nombreux (populus) romain, c'est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe — les plébéiens — se définit par opposition auxpatriciens ou plus tard à la nobilitas : c’est la partie du peuple qui s'oppose à l'organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population. source Wikipédia

lundi, 24 mai 2010

Orange et les autres… Les fruits de Mai en 3G

Orange Tunisie est lancée avec plus de 270,000 Clients au compteur au bout de 2 semaines! Un grand succès malgré les petits soucis de lancement dus essentiellement à ce grand succès dépassant les attentes des un et des autres au sein d’Orange Tunisie…

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lundi, 29 juin 2009

Orange Divona: Les questions du jour...

Maintenant que l’euphorie Orange est passée, tout le Tunicom (Tunisie des Télécoms) se remet en ordre de bataille pour un deuxième round de spéculations… Commençons par énumérer les questions de la semaine:

-Le Staff : Quels seront les Patrons d’Orange Tunisie ? Viendraient-ils de France Telecom ? Débauchera-t-on de chez Tunisiana et TT ? Quelle est la vérité de la rumeur que Divona a déjà une liste de plus de 50 ressources a « débaucher » de chez les opérateurs "historiques" ? Verra-t-on le retour de managers Tunisiens a l’étranger au pays ?

-Les Fournisseurs : Comme on sait, le réseau est la partie la plus coûteuse lors de la mise en place… Orange a sûrement des accords avec tous les Grands (Ericsson, Alcatel, Nokia-Siemens, Huwawei,…) qui ont tous une implémentation forte en Tunisie. Quels seraient les Fournisseurs de référence d’Orange Tunisie ?

-Le Brand : Je parle déjà d’Orange Tunisie, mais est-ce décidé ? Utilisera-t-on cette marque a forte notoriété ? Quelle Agence de Pub va avoir cet important Budget ? Feront-ils appel aux spécialistes locaux des lancements K&K?

-Pour ma part, il y a une question qui m’intéresse professionnellement, quel système de facturation choisiront-ils ? Le mien ? ou un concurrent ;-(

-Quels Produits et Services seront lances en priorité ? Verrons nous débarquer l’iPhone rapidement ?

-Le roaming national pour le GSM : Avec quel opérateur ? Le dégroupage du fixe/ADSL ?

-Quel plan de bataille a préparé Tunisiana pour le roaming national ? Pour fideliser ces Clients et ses employés ? (voir l’article de Nizar Bahloul ce matin).

-Comment va réagir TT ? Quel plan pour Internet ? Verrons nous des partenariats forts avec les concurrents de Planet ? Quel plan pour le Fixe et le dégroupage ? Quelle stratégie pour le segment Corporate ?

-Quid de la vente de 16% de TT et de l’entrée en bourse de Tunisiana ?

A chacun de ces points, il y a des rumeurs qui circulent… Ces interrogations vont s’éclaircir rapidement et on verra dans les jours qui viennent ce qui va se passer.