Depuis la nomination du gouvernement, l’attention autour de l’ATUGE est grandissante. En effet, avoir 6 ministres tunisiens issus des Grandes Ecoles Françaises est un événement de taille dans la vie de notre association qui a pour vocations de regrouper les quelques 4000/5000 tunisiens issus des Grandes Ecoles Françaises. La présence de ces ministres commence à faire couler beaucoup d’encre suivie de beaucoup de paroles à la radio puis à la télévision… Quelques précisions s’imposent afin de dissiper les malentendus : -Les Grandes Ecoles Françaises sont des établissements dont l’accès est très sélectif. Ceux qui y accèdent sont en général parmi les meilleurs élèves de leur génération avec les meilleurs résultats au Bac. -Une fois l’Ecole finie, on retrouve ces ingénieur (ou ressortissants des Ecoles de Commerce) soit dans l’enseignement et la recherche soit dans les entreprises. Etant donné les critères de sélection a l’entrée, ces « anciens élèves » font généralement de très belles carrières. Les plus audacieux créent leurs entreprises et globalement ils réussissent pas mal. - En Tunisie, on les trouve aujourd’hui dans le management d’entreprise ou pour quelques uns en chef d’entreprises. Aux premières années de l’indépendance, on les retrouvait plutôt au sein de l’Etat, puis quand les entreprises privées sont devenues la locomotive de l’Economie, on les trouve plus dans le secteur privé. -Ces ressortissants Tunisiens des Grandes Ecoles Françaises, ne sont pas tous adhérents à notre association qui regroupe 15% de notre base. Ceci étant dit, rappelons que notre association a vu le jour il y a 20 ans a l’initiative de Elyes Jouini et quelques autres afin de promouvoir deux choses : La Solidarité entre les Tunisiens des GE en France et créer des ponts avec la Tunisie. Rappelons-le, à cette époque, peu de Tunisiens « revenaient » en Tunisie pour y travailler. Très rapidement, une association jumelle a été crée en Tunisie afin de tisser les liens entre les deux rives de la méditerranée. Depuis, notre association ne cesse de grandir en toute indépendance. Nous avons eu de nombreuses tentatives de récupération ou d’entrisme auxquelles nous avons résisté. Depuis les premiers jours, nous avons pris le parti pris de notre pays et aucun parti pris partisan. On nous reproche d’avoir invité des ministres à nos forums ou a nos débats, mais nous l’avons fait sereinement, et les discussions se sont déroulé en général sans langue de bois ! J’ai entendu également des reproches quand a notre timidité dans la critique : Je rappelle que nous ne sommes pas un parti d’opposition ou une ligue des droits de l’homme… Encore moins un corps constitué (Ordre des Ingénieurs) ou un syndicat. D’ailleurs beaucoup de nos adhérents ont été actifs dans d’autres structures, généralement dans l’opposition mais tout le monde a joué le jeu pour laisser notre association en dehors du champ politique. Bref, beaucoup de procès d’intention dus a la nouvelle visibilité de l’ATUGE. Je souhaite également préciser que 3 membres du gouvernement sont adhérents sur les 6. Et que Sami Zaoui, a démissionné du Conseil d’Administration de l’ATUGE le soir même de sa nomination au gouvernement. Je souhaite également préciser que nous n’avons pas eu de sollicitations officielles ou officieuses pour proposer des noms comme certains le laisse entendre. Pour nos relations avec YML, oui nous avons soutenu l’initiative en 2009 et 2010 et pour etre complet nous nous posions des questions pour 2011! Oui nous l’avons soutenu! Il faut assumer ses responsabilités pour représenter la Tunisie dans les mouvements, apolitiques, qui tentent de rapprocher les jeunes de la méditerranée. L’idée est intéressante, les débats constructifs et la presse y était ! Il n’y avait pas de conspirations pour prendre le pouvoir comme certains le laissent entendre. Pour 2011, le CA n’a pas tranché encore… Que des Atugéens soient appelés a participer au gouvernement de TRANSITION, me parait naturel : Quand le pays est en crise, il a besoin de compétences indépendantes et efficaces pour gérer le changement et mettre en place des plans d’action rapides. Je suis fiers de ces tunisiens qui ont accepté de mettre en veilleuse des carrières internationales, de diviser leurs revenus par 10 ou par 30 pour, le temps d’un CDD, se mettre au service du pays ! Jugeons-les sur les actes ! Nous en tous cas, puisqu’ils sont des nôtres, on sera plus critiques et plus vigilants que tout le monde ! Faisant partie du premier bureau élu de notre association à Paris après sa création, et étant président de l’association de Tunis aujourd’hui, je suis fier de notre indépendance ! Le passé l’a prouvé, l’avenir le confirmera !