La fonction informatique, ou système d’information, est souvent mal valorisée au sein d’une entreprise. Ce constat, largement débattu dans les pays développés il y a des années, est encore plus vrai chez nous ! Cette mauvaise valorisation est due a une méconnaissance et/ou désintérêt des patrons pour les « questions techniques » par rapport a des problématiques mieux valorisées telles que le commerce (ça ramène l’argent), la communication (plus flatteuse pour l’égo), la finance (Argent/pouvoir) ou même RH-Admin (chasse gardée, parait facile a maîtriser)… Bref, peu de fonctions dans l’entreprise doivent autant justifier leur existence auprès des DGs… qui considère parfois l’IT comme un « mal nécessaire ». Si on rajoute a cela que la DSI a une vision globale de l’entreprise, qu’elle sort les chiffres de tous… et que généralement elle est composée de têtes bien faites… Elle dérange vite ! Du coup, on se retrouve avec des DSi qui se résument a une gestion de bureautique, ou rattachée à la DAF... Alors, chers informaticiens, décollez de vos écrans, expliquez comment vous êtes bons, comment vous comprenez mieux que n’importe qui les problématiques du business, comment vous pouvez aider l’entreprise à aller de l’avant… Et pour les managers IT, au lieu de vous engouffrer dans une formation Java, Eclipse ou je ne sais quelle nouveauté… allez voir coté ITIL, suivez une formation en Communication, achetez le dernier livre BITA (alignement Business et IT).... Et surtout n’hésitez pas à déjeuner avec les commerciaux (Ils ne sont pas tous des bourrins flambeurs), prenez l’Apéro avec les équipes marketing (Ils ne sont pas tous des rêveurs à coté de la plaque), prenez votre café avec les RH (Ce ne sont pas les nanas qui saisissent les congés sur le’ERP que vous avez mis en place et qui vous appellent au moindre bug). Il y a encore peu d’informaticiens qui deviennent PDG… pour ne pas dire il n’y en a pas chez nous (A ma connaissance, dans les gosses boites tunisiennes, un seul DSI est devenu PDG d’une banque… et d’après les chiffres en bourse, il s’en sort bien).