Un peu de tendresse... dans le ble dur!
Par Jo le dimanche, 21 octobre 2007, 18:16 - MyTunisie - Lien permanent
Le blé est a plus de 450 Euros la tonne… soit au cour du jour 800 DT… Le prix chez nous serait a 400 DT l’année prochaine… seulement ! dirait ceux qui souhaitent libéraliser complètement le prix. Trop diraient les autres qui craignent ainsi une envolée des prix notamment du pain et des denrées de base qui constituent le socle de notre alimentation dans ce pays. Ce combat est vieux, mais de toute façon perdu d’avance… alors résistons autant que possible afin de continuer d’avoir notre bout de pain même quand on mange des pâtes… Mais cette envolée des cours me fait craindre le pire… Moi qui milite pour un peu d’écologie dans notre agriculture…c’est raté ! Même les terres les plus pauvres deviennent intéressante à 450€ la tonne et les nitrates ont de beaux jours devant eux… C’est un peu le même phénomène que le pétrole avec un baril a 90$ qui rend intéressants des gisements délaisses jusque la ou même des exploitation de sols bitumeux…
Alors je lance un appel a tous les agriculteurs… si vous avez les moyens, préservez quelques parcelles pour une agriculture saine… je vous promet ça sera rentable.
Commentaires
Merci K de me faire découvrir ton blog. J'étais un commentateur assidu sur plusieurs blogs tunisiens mais cela fait un bon moment que j'ai pris mes distances avec la blogosphère. C'est donc avec un énorme plaisi que je recoue avec le présent commentaire.
T'as bien travaillé ce we, quelle productivité!!! Il faut dire que la grisaille incitait à se remuer les meninges!
Chapitre blé, je crois que nous n'avons plus le choix. Les Tunisiens ne sont pas condanmés à se nourrir toute leur vie de pain, de couscous...
Il va falloir travailler la culture culinaire de nos concitoyens pour passer progressivemnt à une almentation variée, saine et moins dépendante des céréales et leurs dérivés. Cela passe nécessairement par rétablir la vérité des prix. Un pain très bon marché aussi bien pour les pauvres que pour les riches sans oublier les 6M de toutistes n'incitera jamais les Tunisiens à réfléchir sur de nouvelles façons de se nourrir. Donc, vérité des prix mais aussi vérité des salaires en conséquence. Le SMIG est trop bas parce que justemen le prix du pain est trop bas. Je préfère ne plus subventionner le pain, augmenter sensiblement les salaires les plus bas et puis à chacun de dépenser librement ses revenus soit en maintenant sa consommation habituelle de pain and co ou en affectant ce plus de revenus à d'autres pdts.
Reste à préciser que l'envolée des prix des céréales est liée à celle du baril. A ce niveau du prix du brut, les carburants bio deviennent rentables d'où une très forte demande sur le maïs US et brésilien et la reconversion de millions de ha vers ce type de culture au détriment de la céréaliculture destinée à l'alimentation des hommes et du bétail(pour ne fois, homains et bestiaux partageront le même combat).
Je te rejoins dans ton combat écolo, il est urgent pour nous de nous discipliner en changeant de comportement car en matière de gaspillage, nous sommes comme dab les meilleurs.
@dali: Je ne pensais pas le blé autant lié au pétrole, merci pour l'eclaircissement.
Sinon, pour la vérité des "prix" et des salaires, ca mérite une plus longue refléxion, je ne suis pas sur que l'éffet mécanique fera qu'on mange des salades...
L’enjeu est de taille notre système productif est menacé , une grande partie de nos vaches sont partis en Algérie. Imaginez si deux ou trois millions de nos sacs de blé enjamberont la frontière. Nous sommes dans une économie qu’en veuille ou pas mondialisé . La politique de fixation des prix est entrain de pénaliser notre système productif vu que le spectre des émeutes de pain hante le pouvoir publique
Voici une lettre que j’ai publié dans mon blog
barème du blé dur
Fichier joint :Simulateur(Pour faire fonctionner les macros mettre sécurité macro au plus bas) http://www.mediafire.com/?6d4dmfdxa...
http://del.icio.us/kastalli
http://kastallicherif.blogspot.com/...
L’association Méditerranéenne pour le développement a mis au point un simulateur afin de montrer au pouvoir public la gravité du barème du blé dur qui est promulgué au journal officiel N° 49 du 19 Juin 2007 La simulation montre comment à partir d’un prix de base de 40 dinars l’agriculteur ne reçoit que 20 dinars
Ce barème considéré comme l’épée de Damoclès pointée sur la nuque des cultivateurs, il a suscité un grande méfiance aux prés des agriculteurs vu le contentieux envers les organismes collecteurs des céréales que les agriculteurs, durant cet Ėté, furent obligés de gérer. Ce qui explique le retard à la date d’aujourd’hui des préparations des emblavures destinées au blé dur
Ce barème a été élaboré par les industriels de la pâte alimentaire lors d’une conjoncture spécifique où le prix du blé été très bas et les agriculteurs sont intimidés voir dénigrés pour leur produit , une dépréciation provoquée vu que les pouvoirs publics ont trouvé la facilité d’importer des céréales triplement subventionnées par les pays riches . Subventions à la jachère, subventions au cotât, subvention à l’exportation imposant une concurrence déloyale , un dumping dont l’OMC est complice. Cette désolation fut à l’origine de la non motivation des cultivateurs et du déficit chronique des céréales .Une orientation qui a trop endommagé le système de production des céréales dans les pays du Tiers Monde . Ā chaque fois que les agriculteurs demandent une augmentation du prix du blé nos technocrates et grands commis rétorquent ‘’Les prix du blé local nous coûte chère nous pouvons en avoir à moindre coût ailleurs ‘’.Faisant l’amalgame entre la balance de payement et la caisse de compensation cette dernière n’est qu’un chapitre de dépense du budget de l’état, comme le chapitre des salaires ,carburant, ..etc. . alors que la santé de la balance de payement est tributaire du volume d’importation . Les prix des céréales sur le marché mondial sont à un niveau très élevé la balance commerciale ne peut pas supporter un volume d’importation pour un tel prix , il faut alors vendre toutes nôtres productions de dattes , d’agrumes d’huiles d’olives, de produits de mère et encore pour qu’elles suffisent à importer des céréales . La situation actuelle est très grave dans la mesure où la flambée des prix aura un impact négatif sur la gestion financière et sociale du pays, l’enveloppe budgétaire allouée à la caisse de compensation a passé de 320 million de dinars en 2006 à 600 million de dinars en 2007 pour atteindre un milliard de dinars en 2008 , un chiffre qui ne doit pas laisser le commun des mortel sans réfléchir! Que peut représenter un milliard de dinars ? Un chiffre qu’on ne doit pas sous estimer car si on considère 10% de la population tunisienne est nécessiteuse soit un million de personnes, or les statistiques officielles indiquent seulement 4% de pauvres, ce milliard de dinars peut être converti en des pensions de 80 dinars par mois pour chaque famille nécessiteuse (chaque ménage) soit en moyenne 4 millions de bénéficiaires. Si on opte pour ce choix un autre grand problème se posera à savoir la gouvernance de ce million de pensions ? Est-ce que ces pensions doivent être définies tout en ayant une durée déterminée c’est-à-dire limitées dans le temps? Comment faire pour que ces pensions ne seront en aucun cas considérées comme une indemnité à l’insertion à la vie professionnelle pour ne pas affecter le marché de l’emploi ni développer l’esprit de l’assistanat ?. Mais qui dit que ces pensions arrivent aux bénéficiaires ? Et ces bénéficiaires sont –ils vraiment des nécessiteux ? Est-ce qu’on a un système transparent et impartial qui punit les abus si on trouve des rentiers dans la liste des nécessiteux ?. Et si on opte pour le maintient de la caisse de compensation . Ne va t’on pas pénaliser le système de production national en lui imposant d’offrir du blé et du lait , au nom de la cohésion sociale, à la caisse de compensation , à des bas prix ? Doit-on obliger les agriculteurs à subir les retombées négatives de la mondialisation et les interdire de profiter quand les prix mondiaux sont en leurs faveurs ? Quand le blé sur le marché mondial est le double de ce qui est taxé localement dans ce cas comment peut-on dire aux agriculteurs d’entrer en compétition avec vos semblables européens et d’être sur un pied d’égalité et parler de partenariat ? . Et si l’alimentation du bétail se trouve plus chère que le pain boulanger, qui peut interdire le vacher à remplir les mangeoires de pain frais ? Depuis des décennies nous importons des génisses pleines! Elle sont passées outre, car le prix des bovins est le double de l’autre côté de la frontière, qui peut alors empêcher nos sacs de blé d’enjamber la frontière si le prix là-bas du blé serait le double ?
Dans cet embarras du choix, il s’avère qu’il est difficile de trancher et chaque option nécessite ses mécanismes et ses outils.
Kastalli chérif
Président de l’association méditerranéenne
pour le développement
5 Rue ibn rachiq Béja 9000
Tel : 97376505
http://kastallicherif.blogspot.com/
Il y a lieu de revoir le nouveau rôle du ministère de l’agriculture compte tenu de la libéralisation des prix et l’ouverture des marchés . Pour bien responsabiliser les intervenants et s’orienter vers le rendement .Tout ce qui est commerce des céréales , vins, huile doit faire partie des compétences du ministère du commerce et au sein du ministère de l’agriculture il faux créer deux grande structures(offices) l’une qui s’occupe de l’élevage et l’autre de la production animale ces structures répondront aux déficits et autres questions quand on veut avoir des réponses.
Voir http://kastallicherif.blogspot.com/...
Quel avenir pour la petite et moyenne exploitation agricole ?
Voir :http://kastallicherif.blogspot.com/... évaluation de la campagne agricole 2006/2007
Voir : http://kastallicherif.blogspot.com/... partie de l’agenda21 relative à l’agriculture