Des idées...

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dimanche, 23 mai 2010

Petites réflexions sur Ammar, l’opposition et les autres…

Hier Samedi, nous étions quelques poignées habillés en blancs en signe de protestation contre « Ammar 404 », personnage fictif, qui filtre le net Tunisien. Tout d’abord, les « Groupes » sur l’Avenue : -Les « Geeks » à l’Africa, en force et en blanc… plus de 20 -Les Tajdiens et « amis » au Café l’Univers (une dizaine) et une poignée au Grand Café, -D’autre « militants » que je connais de vue mais pas de nom, a l’Univers, au Grand Café, etc.. …. Bref une bonne centaine selon mes estimations et ma balade vers 16h, dont la moitié de « jeunes puceaux et pucelles » de la politique qui ont du sortir du monde « virtuel » pour la première fois… Une amie sur facebook a posté un commentaire déçu du « peu de mobilisation », je partage son amertume, mais je tien a lui dire qu’étant donné le contexte, cette centaine de personnes est une Grande lueur d’espoir pour notre pays ! -D’abord, c’est le premier pont entre une contestation virtuelle, somme toute active, et le monde réel… -La mobilisation d’hier, malgré la présence massive et nerveuse d’Agents, a montré que l’on peut protester « avec la Manière » et pour certains « avec Classe » sans se faire tabasser ni « aller en Prison ! » comme beaucoup le pensent... ou le craignent. -Les initiateurs de la Manif «Non autorisée » sont des acteurs du net Tunisiens, peut être sans engagement dans un parti politique, mais en tout cas avec un fort engagement citoyen et donc par définition politique ! D’autres « membres du réseau virtuel » dont une particulièrement c’est félicitée que les initiateurs et les acteurs ne fasse pas parti de l’opposition, et la je la cite : « … l'opposition tunisienne avec son arrogance est la cause de tout les maux de la Tunise... » Je ne partage pas son raccourci… L’opposition existe, certes pas suffisamment unie, mais c’est elle qui empêche de tourner en rond et la majorité des « petits hommes blancs du 22mai » venait des rangs de cette Opposition… Et ils ont joué le jeu, sans arrogance et sans récupération ostentatoire… Ce type de « sentence » présage déjà d’un « nouveau parti » tout aussi arrogant que les autres si ce n’est plus. Ceci étant dit, l’heure de vérité arrive… La contestation virtuelle aura-t-elle suffisament de souffle ? Profitera t elle de ce flash mob réussi et sans incident pour remettre cela ? On saura dans les jours qui viennent si c’est tache d’huile ou un coup d’épée dans l’eau. De toute facon, Ammar perdra sa 404 tot ou tard....

Pour ma part, a la prochaine invitation, la table de Slim, Yassine et Emna est à ma charge !!!!!!

Sante a tous !!!!.

vendredi, 6 novembre 2009

Tounsi ou rassi 3ali ! Fatma c’est moi !

Depuis les premières infos d’hier sur Arabicca, je me sens mal ! J’ai suivi toute la journée les bribes d’informations avec comme seul résultat une dépression grandissante et un dépit indescriptible. Dans quel monde vivons-nous ? Pour qui ils nous prennent ? Monsieur Ammar & Co : Nous ne sommes pas des brebis ! Et Arabicca n’est pas une « brebis égarée » !

Pour la faire courte, à l’ occasion du 22ieme anniversaire du « Changement », je te rappelle, petit ammar, cet extrait du discours du 7 Novembre !

Moi, cet extrait là, j’y crois ! Je suis sur que Fatma aussi y crois ! Tu devras y croire !

« …L'indépendance de not pays, l'intégrité de notre territoire, l'invulnérabilité de notre patrie et le progrès de notre peuple sont l'affaire de tous les Tunisiens. L'amour de la patrie, sa protection et l'action pour son essor constituent un devoir sacré pour tous les !!!!citoyens.

Citoyens, citoyennes,

Notre peuple a atteint un tel niveau de responsabilité et de maturité que tous ses éléments et ses composantes sont à même d'apporter leur contribution constructive à la gestion de ses affaires, conformément à l'idée républicaine qui confère aux institutions toute leur plénitude et garantit les conditions d'une démocratie responsable ainsi que dans le respect de la souveraineté populaire telle qu'elle est inscrite dans la Constitution. Cette Constitution appelle une révision devenue aujourd'hui impérative.

L'époque que nous vivons ne peut plus souffrir ni présidence à vie, ni succession automatique à la tête de l'Etat desquelles le peuple se trouve exclu. Notre peuple est digne d'une vie politique évoluée et institutionnalisée, fondée réellement sur le multipartisme et la pluralité des organisations de masse… »

Bonne nuit Fatma! Nous sommes de tout coeur avec toi! Quand a toi ammar, tu va avoir de courtes nuits avec les "brebis" que tu viens de reveiller!

dimanche, 6 avril 2008

Cherche Pilote sur TUNISAIR…

De retour de Dubaï, j’ai eu le plaisir de boire une bière avec 4 pilotes TUNISAIR installes aux Emirats depuis peu… Je ne vais pas vous parler des pubs Irlandais de Dubai,… ça sera pour une autre fois…

Mais je vais vous donner des chiffres : Il y a un ou deux ans, on m’avait confirmé que le nombre de PNT (Personnel Navigant Technique soit en clair les pilotes) chez Tunisair est de l’ordre de 330. Jeudi soir on m’a confirme que depuis deux ans, quelques 40 pilotes ont quitté le navire Tunisair pour aller barrer sous les cieux moyen-orientaux… Soit plus de 10% !!!!!!!!!!

Bien sur, on a eu droit a un article sur Jeune Afrique… et même dans la presse local ! Je ne vais donc pas analyser les causes, etc.…
Mais je constate que malgré l’existence d’une école de pilotage de renommée à Borj El Amri, l’état tunisien et en particulier le ministère des transport et le ministère de l’enseignement supérieur n’ont toujours pas décidé de reprendre en main la piste d’el Borj pour y faire entrer 50 voir 100 élève-pilotes par an et en former ainsi la relève.

Je suis prêt à parier, messieurs les décideurs, que les meilleurs élèves voudrons y aller, je suis prêt à parier qu’elle sera classée première parmi les écoles Tunisiennes, je suis prêt à parier que nous arriverons à exporter des pilotes partout dans le monde, je suis prêt à parier que cette école sera hyper rentable, je suis sûr que Tunisair y trouver son compte, je suis certain que les banques financerons les études des non boursiers…

Depuis 5 ans que cette vague de départ a été initié, il fallait le faire. Nous serions aujourd’hui a notre deuxième promotion, Tunisair n’aurais pas eu de problèmes de staff, nous n’aurions pas vu des commandants chevronnés partir sans même démissionner !!!

Alors qu’attendons nous ? Que tous les petits fils des « Barons Pilotes » deviennent pilotes ou que des avions "pavillon Tunisien" restent cloues au sol pour ouvrir les chemins de la méritocratie ??

samedi, 22 mars 2008

Attariq Aljadid

Depuis la relance du journal en hebdomadaire, c’est un vrai plaisir de le retrouver tous les samedis matin (même si ma copie postale arrive que Lundi ou Mardi: Merci la Poste!!!).

La semaine dernière un bon cru… et aujourd’hui encore un pur plaisir… D’abord l’article de mon Ami Ikbal Zalilia concernant Khechiche et son cinéma est d’une teneur remarquable…Le tour de la Tunisphère est agréable Et puis le sujet de Insaf Machta sur l’image du noir a fini par me décider d’écrire cette note. Je ne vais pas vous refaire l’article, il suffit d’acheter le journal... vous y lirez egalement dans la section arabe des articles de fond mais egalement quelques article d'un humour cinglant... Revenons aux noirs et a l'article de Miss Machta. En gros elle part de la dernière compagne de Tunisie Telecom pour évoquer cet retour a l’image de l’esclave qu’on voit fleurir… Je me souviens l’année dernière comment LCE c’est faite allumer par tous (la BAD en tête) pour une image d’un noir. LCE a confectionné cette pub avec amateurisme... Mais K&K, la plus grande agence du Maghreb à la tete de laquelle les plus brillants fils de pub de leur génération avec leurs armada de créas (ok, il y'a plein qui on désertés...), de juristes, de redacteurs concepyeurs, etc... Et qui laisse filer cela, je n'y crois pas!!! Pour moi c'est voulu, prémédité, et ça mérite sanction!!!! Oui, il y a encore un fond de racisme dans notre bled ! Merci a Attariq d’avoir lancé cet éclairage... Il ne faut jamais baisser la garde. Les noirs chez K&K

jeudi, 21 février 2008

Operation Marketing Planétaire

Bonjour, Monopoly va lancer une version mondiale de son jeu… bien sur l’Afrique est absente et la Tunisie inexistante… Sans rentrer dans le débat initie par aquacool, je vous invite tous a aller nominer Tunis.

A+

lundi, 21 janvier 2008

No comment

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lundi, 5 novembre 2007

J'aurais pu (ou aimé) l'écrire...

De Foued Zaouche dans Réalités:

Lettre ouverte à une femme voilée

Par Foued Zaouche

Mon intention est extrêmement respectueuse et j’aimerais entamer un dialogue avec les femmes qui portent le voile, un dialogue fructueux, dans la dignité et le respect, comme celui que l’on peut avoir avec des esprits ouverts et intelligents. Si personne ne doute de la liberté individuelle de porter ou de ne pas porter le voile, il faut expliquer ce que peut signifier le port du voile islamique et ses conséquences sociales et juridiques.

Zyed Krichen, dans Réalités de la semaine dernière, a parfaitement posé la problématique dans son éditorial et dans son article qui relate les tribulations juridiques d’une enseignante en conflit avec son autorité de tutelle à propos du port du voile.

Je voudrais poser une seule question aux Tunisiennes qui ont choisi de porter le voile islamique, et cette question, je ne la poserais pas à l’Algérienne, ni à la Marocaine, ni à l’Egyptienne et certainement pas à la Saoudienne, car celles-ci ne disposant pas des mêmes droits, cela n’aurait aucun sens pour elles. La question est celle-ci : savez-vous qu’en décidant de porter le voile, vous renoncez volontairement à tous vos droits juridiques actuels car ceux qui vous inspirent sont pour l’application de la Charia qui fait de vous des mineures sur le plan juridique ? Ce qui signifie que vous ne pourrez plus ni voyager seule, ni disposer de la personnalité juridique qui vous permet d’avoir un compte en banque, ni commercer en toute liberté sans l’autorisation de votre mari ou de votre père. Vous retomberez sous l’emprise totale des hommes, ce qui représente une insulte à vos mères et à vos grands-mères, ces femmes admirables qui ont milité pour l’émancipation des femmes tunisiennes et lutté courageusement pour l’abandon du port du voile, une pratique qui était l’expression d’une soumission éhontée. Comme le dit très justement Zyed Krichen dans son éditorial, les textes coraniques sont beaucoup plus explicites sur la répudiation et la polygamie qu’ils ne le sont sur le voile. La femme tunisienne risque de se retrouver, à Dieu ne plaise, confrontée à de vieilles pratiques rétrogrades heureusement bannies de notre pays, pour son honneur.

Evidemment, la femme tunisienne peut me rétorquer que le fait de porter le voile est une affaire de croyance personnelle, un acte de liberté et qu’elle ne se sent pas engagée par toutes ces considérations sociales et politiques. Cela est l’expression d’une immense naïveté ou d’une rouerie calculée car ce qu’on appelle le voile islamique est l’étendard affirmé et évident depuis les années 80 d’une doctrine militante extrêmement organisée et d’une dangereuse efficacité, il suffit d’observer son action en Egypte où elle est devenue le terreau d’un prosélytisme effrayant à l’origine d’une chape de plomb culturelle qui s’est abattue sur ce pays, naguère si joyeux.

Et pour celles qui croient « avoir le beurre et l’argent du beurre », c’est-à-dire, porter le voile et conserver les droits que leur confère le Code du Statut Personnel, elles se trompent totalement. En choisissant de porter le voile islamique, la femme tunisienne s’engage dans une doctrine dont la principale revendication est de restaurer la Charia. Chaque Tunisienne qui le porte devient une militante active, parfois malgré elle, de cette idéologie extrémiste qui n’est pas prête à ce genre de concessions sous peine de disparaître et en rappelant le pouvoir exorbitant que donne la Charia aux hommes sur leurs compagnes, réduites à être des mineures « taillables et corvéables à merci ».

Alors, à celles-ci, à ces Tunisiennes qui croient conserver leurs droits tout en portant le voile islamique, je les implore de poser des questions, de demander aux Imams, aux docteurs de la religion et à tous ceux qui se targuent de recommander le port du voile comme une obligation divine. Demandez-leur si vous perdrez vos droits si, par malheur, la Charia était imposée dans notre pays et ce que cela signifierait pour les femmes. Et s’ils vous disent le contraire, demandez-leur ce que signifie alors le fait d’être islamiste si ce n’est pas pour appliquer la Charia. Il faut se méfier des belles promesses de ceux qui ne cherchent qu’à séduire… Renseignez-vous sur le statut juridique de la Saoudienne ou de l’Iranienne, même si celle-ci peut faire illusion car elle va à l’Université et conduit sa voiture. Demandez à cette dernière quel est son statut juridique réel, dans les faits ; elle vous racontera peut-être comment elle peut faire l’objet de vexations de n’importe quel homme qui trouverait son foulard mal ajusté, laissant apparaître quelques mèches coupables ou comment n’importe quel « tartempion » peut s’arroger le droit d’interpeller une femme dans la rue pour lui adjoindre de respecter la religion, du moins celle que son esprit borné a pu en comprendre.

Combien je suis sincèrement peiné par l’aveuglement de celles qui portent le voile car elles risquent de nous entraîner dans un aventurisme effrayant pour notre pays qui a tant besoin de toutes ses énergies pour gagner la bataille du développement. Comment concilier notre volonté d’être un pays de services, c’est-à-dire tolérant, ouvert et accueillant, avec une doctrine passéiste et moralisatrice qui ne peut fleurir que dans les pays pétroliers dont les rentes leur permettent de se passer des autres. Nous, nous avons besoin de toutes nos femmes et de tous nos hommes pour construire notre pays dans ce monde violent et cynique. La petite Tunisie, sans ressources d’hydrocarbures ni minières, a besoin de l’ensemble de ses potentialités oeuvrant pour une dynamique de progrès et d’exigence.

Je ne doute pas de la conviction et de la sincérité de la majorité des femmes qui portent le voile… A elles, je voudrais dire que l’amour de Dieu est au delà d’une tenue vestimentaire et répéter ce que j’avais écrit dans un précédent article, ce n’est pas à la femme de se voiler mais à l’homme de voiler son désir, le seul coupable de cette aberration d’un autre âge.

Je voudrais clore ce énième article que je consacre au voile par l’expression sincère du respect que je porte à l’Islam, celui de l’Ijtihad, celui du dépassement de soi, celui de l’exigence personnelle. L’Islam n’est pas une idéologie politique. Nul ne peut juger mon action, je n’en suis comptable que par rapport à Dieu et à Lui seul. Ceux qui vous disent le contraire vous utilisent. Pour le reste, les lois de la République se chargent d’administrer notre vie terrestre dans le respect de la liberté qui s’arrête où commence celle de l’autre.

L’argument avancé par les islamistes, qui veulent faire du port du voile un simple acte de liberté individuelle qui ne concerne que son auteur, est trompeur. Ils devraient être plus explicites sur le rétablissement de la Charia, qui est l’essentiel de leur programme et sur ses conséquences sur le statut juridique de la femme tunisienne.

mardi, 30 octobre 2007

Il vaut mieux se taire

Aujourd’hui, un ami m’a appelé pour me dire que sur mon blog il y’avait un commentaire raciste, xénophobe, etc… Grosse inquiétude, vérification, etc… il s’agissait de mon premier blog que j’ai délaissé depuis de lustres et qui entre le moment où je l’ai abandonné et le moment où j’ai figé les commentaires… un couillon s’est glissé. Une faute d’inattention qui pourrait nous arriver à tous ! Alors, première leçon, il faut suivre vos blogs ! Même si nous ne sommes pas coupables, nous sommes responsables. Venons maintenant au contenu de ce commentaire : le gars (ça m’étonnerai qu’une fille s’exprime aussi mal) a tout simplement réagi a un article en hors sujet avec une diatribe anti juive de très bas niveau. Je me demande s’il faut répondre parce que ce type de personnes, hors sujet, ne savent que polémiquer… et la polémique est vaine ! Et puis, ça me désole de le dire, c’est un cas désespéré… alors ce n’est pas la peine de lui répondre. Sur ce, faites gaffes à vos blog, entre les rétro liens « roses » et les pubs de viagra, il ya des virus dangereux.

dimanche, 21 octobre 2007

Un peu de tendresse... dans le ble dur!

Le blé est a plus de 450 Euros la tonne… soit au cour du jour 800 DT… Le prix chez nous serait a 400 DT l’année prochaine… seulement ! dirait ceux qui souhaitent libéraliser complètement le prix. Trop diraient les autres qui craignent ainsi une envolée des prix notamment du pain et des denrées de base qui constituent le socle de notre alimentation dans ce pays. Ce combat est vieux, mais de toute façon perdu d’avance… alors résistons autant que possible afin de continuer d’avoir notre bout de pain même quand on mange des pâtes… Mais cette envolée des cours me fait craindre le pire… Moi qui milite pour un peu d’écologie dans notre agriculture…c’est raté ! Même les terres les plus pauvres deviennent intéressante à 450€ la tonne et les nitrates ont de beaux jours devant eux… C’est un peu le même phénomène que le pétrole avec un baril a 90$ qui rend intéressants des gisements délaisses jusque la ou même des exploitation de sols bitumeux…

Alors je lance un appel a tous les agriculteurs… si vous avez les moyens, préservez quelques parcelles pour une agriculture saine… je vous promet ça sera rentable.

De la Bonne Gouvernence…

Parmi diverses occupations, je fait partie du bureau d’une association (ATUGE). Ces jours ci je suis confronté a une situation, déjà vécue, où les membres les plus assidus se sentent légitimés par leur présence régulière et oublient ainsi les règles élémentaires du travail d’équipe. Alors comment trouver l’équilibre entre « initiative personnelle » et « concertation » ? Comment faire quand des individualités exacerbées se mettent en avant ?

Et bain il suffit de dire stop ! Nous avons une culture du non-dit où les sentiments se mêlent souvent de toutes les relations… Les gens se vexent, prenne cela au premier degrés,… Mais l’apprentissage de la démocratie est ainsi. Alors je le dis et redis, toute assemblée moderne ne peut avancer que dans la concertation et si les membres partagent la même vision….

dimanche, 31 décembre 2006

La Bushrie du Aid

Mais quel jeu est en train de faire l’Amérique ?? Egorger Saddam Hussein le jour de l’Aid est un acte à plusieurs portées : -D’abord c’est une humiliation pour les quelques deux milliards de musulmans de cette planète… ainsi que pour tous les pacifistes et humanistes de ce monde. -Ensuite ça montre que les états unis ont une vision très singulière des droits de l’homme puisque la peine de mort est encore promue par les bush(ers) d’Amérique et que la loi du Talion est promue en règle. -Encore une fois, les agissements US font le jeu de nos extrémistes puisqu’ils font de Saddam un « saint martyr » en reproduisant de façon loufoque le sacrifice du « fils » !!! -Si possible, que les « adeptes de Mahomet » se déchirent entre chi’ites, sunnites et autres sectes…

Ils veulent vraiment radicaliser tous nos peuples, ils veulent vraiment embraser ce monde… Abraham a accepté de sacrifier son fils par Amour… Là c’est la haine qui triomphe.

mercredi, 13 décembre 2006

Encore du Hijab!

Depuis mes derniers posts et les commentaires (surtout oraux), je me demande si je n’ai pas été trop dur avec mes candidats. Clairement, je n’ai pas la réputation d’être « trop gentil » au travail, mais je ne suis pas un tortionnaire non plus ;-) Ce qui me fait réfléchir c’est cette affaire de barbus des Aéroports de Paris où on a viré des personnes sans ménagement pour cause de religiosité. Comment aurais-je réagi en France ? Et bien je les aurais défendu ! J’aurais été dans la rue pour les soutenir, etc… Contradictoire me direz vous ? Pas du tout ! Voyez cela : A la fin des années 80 début 90, au nom de la défense des Libertés, j’ai soutenu, avec beaucoup d’autres, nos Nahdhaouis qui étaient en prison… Aux élections de 1989 en Tunisie, j’ai pu voir le vrai visage de ces « dictateurs de la pensée » qui manient le double langage à merveille et qui n’hésite pas à utiliser toutes les méthodes pour arriver à leurs fins. Des gens qui ne croient absolument pas en la démocratie et encore moins en sa composante fondamentale : LA LIBERTE. Malgré cela, optimiste comme je suis, j’ai définitivement adopté cette devise : « je militerai jusqu’au bout pour que vous puissiez vous exprimer… Et je militerai jusqu’au bout pour combattre vos idées !!!» Naïf me direz vous ? Peut être ? Mais entre défendre la liberté d’exister des « mouhajjabine » de la tête et de l’esprit et s’en entourer, il y a un pas que je ne peux franchir… Moi aussi, j’ai le droit de défendre Mon Islam : Un Islam ouvert, un Islam moderne, un Islam affranchi de la tutelle des conservateurs d’Al Jazeera et d’El Azhar… Un Islam affranchi des légendes enjolivées par Amr Khaled et autres « Evangélistes » médiatiques…. J’estime que mes deux candidats sont restés à l’Islam tel que certains aujourd’hui pensent qu’il était il y a 14 siècles… Ils n’ont pas fais d’effort intellectuel pour douter, pour comprendre, pour évoluer, pour faire évoluer… Déjà que c’est dur de se décider pour un candidat… pour ceux là, la prise de risque m’a semblé non utile : ça sera dur d’en faire des Ingénieurs qui saisissent mon intention du premier coup (yefhmouha ou hia taira !).

dimanche, 5 novembre 2006

Le Hijab bis repetita

Un de mes candidats est arrivé à l’entretien avec une barbe mal taillée, un pull noir et un pantalon « sport »… J’entame la discussion, il y a du répondant sur le boulot… je regarde la rubrique divers : Lecture, Internet et Sport. Moi : Quel sport ? Lui : Takewando… mais plus depuis quelque temps. Moi : Internet ça veut dire quoi ? Lui : Je regarde ce qui se passe dans le monde des technologies… régulièrement ! Moi : Web2.0, ça va apporter quoi à la toile ? Lui : 2.0 : connais pas… Moi : Le phénomène des blogs : Quel impacts sur le net ? Lui : Je ne sais pas. Moi : Tu sais ce que c’est un blog ? Lui : C’est un truc pour publier rapidement des pages webs ? non ? Moi : Ok en fait sur le web tu surfe c’est tout. Lui : Oui je regarde un peu Moi : Ok, passons à la lecture, c’est quoi le dernier livre que tu as lu ? Lui : Euh,… je lis des journaux, un peu sur le web, etc… Moi : Ok, merci. Suite à ça, et ayant vu quand même que techniquement il tenait la route, je tente une question « quitte ou double » : D’habitude quand on vient à un entretien d’embauche, on se rase, on s’habille bien, etc… pourquoi ce look négligé ? Lui : Oh, je voulais venir comme je suis d’habitude et pour la barbe, c’est la Sunna ! Ca te dérange ? Moi : Oui ça me dérange ! Lui : Pourquoi ? Moi : La sunna date du 7ième siècle, au 21ième, la sunna veut que l’on se rase de près ! Je crois que tu es suffisamment intelligent pour comprendre cela. Lui : Non, je ne changerai pas d’avis !

Du Hijab...

Il y a quelques temps, j’ai reçu en entretien d’embauche une jeune fille fraîchement sortie d’une école d’informatique qui portait, en plein été, un pull en col roulé et une casquette du type casque... C’est la version moderne du Hidjab. Au lieu d’écourter l’entretien, je me suis essayé à la discussion pour sonder les motivations de la candidate et comprendre son potentiel comme je le fais d’habitude. Et là surprise, une fille qui vient d’un milieu modeste pour laquelle l’ascenseur social qu’est l’école a fonctionné à plein régime ! De plus, sa jeune sœur a réussi le concours d’entrée à une Grande Ecole française dans le top 5… Bref un exemple, de plus en plus rare, de la réussite de l’école républicaine.

Je lui pose une question simple : Si cette jeune fille ou un de ses condisciples était au pouvoir, croit elle qu’une fille comme elle ou sa sœur, filles d’un gentil paysan de Provence, aurait pu avoir un quart de chance d’en arriver là, voir de faire des études ?? Elle me sort une tirade sur le fait qu’elle croit en la séparation de la religion et de l’état, etc… Bref un truc qui ne tien pas debout mais qui lui permet de « tenir » dans ses contradictions. De toute façon sa conclusion est catégorique : je ne changerai rien à ma tenue. La mienne aussi fut catégorique : si un jour tu change d’avis vient me voir.

lundi, 4 septembre 2006

Koll foul lahi fi naouarou

Une traduction littérale de cet adage serait : Chaque plant de fève s’occupe de ses propres fleurs. C’est la première réflexion qui m’est venue quand la problématique de la désaffection des « jeunes » pour la politique s’est posée lors du repas familial du dimanche. Mais c’est une sentence un peu facile qui clôt le débat ! D’abord c’est quoi un « jeune » ? Pour le « vieux » routard de l’engagement citoyen qu’est mon père et qui vient tout juste d’atteindre la soixantaine, un jeune c’est le moins de 45 ans ! En fait le sujet de la discussion est la génération 25-45 qui est relativement absente de la chose publique… Bien sur, je ne parle pas des arrivistes de tout genre, ceux là ont toujours existé même si leur nombre augmente. On parle de cette masse « inerte » de quelques centaines de milliers de personnes qui pris individuellement sont tous « concernés ». C’est qui cette génération ? C’est celle des « enfants gâtés » de la république ! Celle des fils de lettrés, celle qui a été à l’école, celle qui a eu de l’argent, celle qui a connu la fin de Bourguiba et a tendance à l’idéaliser, celle qui n’a pas connu Nasser, celle qui n’a pas connu 68, celle qui a vécu dans le libéralisme, celle qui a connu l’intégrisme et sa répression, celle qui a vécu à travers la Télé la Guerre du Golf, celle qui regardait TF1 et M6, celle qui regarde Aljazeera et el Manar, celle qui a idéalisé Saddam, celle qui fantasme sur Haifa Wahbi, celle qui Nasrallah a fait vibrer, celle qui pleure sur Amr Khaled, celle qui s’extasie devant Nancy Ajram, celle qui veut gagner de l’argent, celle du SMS et du portable, celle de l’Internet, celle qui s’éclate en boite, celle qui remplit les mosquées , celle qui est très critique par rapport au système, celle qui profite à max du système, celle qui ose des choses, celle qui n’a pas de couilles pour d’autres,…. Je pourrais continuer jusqu’au matin avec les contradictions de ma génération de schizophrènes. Donc, pour que les enfants gâtés que nous sommes s’occupent de la chose publique, il faudra que ça soit « plus facile »… « Moins risqué »…. Comment ?? Je cherche encore… En attendant, pour ma part, j’écris ! Je râle ! Je gueule !!!!

samedi, 2 septembre 2006

Degla IT

Il ya quelque temps, un ancien patron du Secteur IT me racontait que tout le secteur des "Nouvelles Technologies de l'Information et de Communication" faisait mons de chiffre que l'industrie des dates!!! Cette constataion mérite deux commentaires:

-Il est temps que tous les intervenants du secteur soient plus humbles et gesticulent moins!

-Notre "Société de l'Information" est encore virtuelle et tout reste à faire!

Pour comencer, il faut s'occuper d'infrastructure... Il est urgent que notre pays fasse entrer une forte dose de concurrence dans le monde de la téléphonie fixe et dans le transport des données, libère la voix sur IP et envisage sérieusement une extension de la couverture Internet Haut débit.