Des idées...

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jeudi, 8 décembre 2011

De l'Urgent et de l'Important...

Maintenant qu’Ettakattol et le CPR ont adoubé Hammadi Jebali et Enahdha contre deux chaises beylicales, on peut parler des choses sérieuses.

La Constitution :

Le CPR et Ettakattol ont-ils obtenus des garanties de leur allié au gouvernement. Ces deux « partis » ont-ils défini quelques lignes rouges autour de la constitution avant de signer ce chèque en blanc à Ennahdha ? Tout pousse à croire que rien de tel n’est fait. Tout au plus, il ya eu accord sur des idées de réformes politiques et de grandes lignes concernant la politique socio économique.

Bref, ce que nous avons vu là est un partage de postes dans les règles au détriment de tout sujet de fond. Avec in fine un jeu au sein de la troïka de type « je te tiens, tu me tiens par la barbichette ».

D’ailleurs les « partenaires » d’Ennahdha n’ont même pas réagi aux « fuites » sur la composition du gouvernement tellement ils étaient obnubilés par je ne sais quoi : Le Gendre de Rached El Ghannouchi Ministre des affaires étrangères, le cousin de Jebali Gouverneur de la Banque Centrale, etc… Ils n’ont pas non plus réagi aux « dérapages contrôlés » de Jebali & Co. au sujet du Khalifat, du Niqab, etc..

Considérant les derniers votes à l'Assemblée, ils viennent, par ces derniers gestes d’allégeance à Ennahdha, de griller toute la marge de négociation qu’ils avaient et vont donc finir en caisse de résonnance du Premier Ministre Jebali.

Quel Gouvernement et quelle gouvernance ?

La Troïka, ou devrais-je dire Ennahdha et ses satellites ?, discutent encore les lignes générales et « qui a droit de nommer qui »… D’ailleurs ils se sont concentrés sur les « Chefs » et les vrais problèmes de fonctionnement ne sont pas soulevés ! Quelle latitude sera donnée aux ministres ? Si l’un d’eux s’avère incompétent et que Jebali le vire, qui le remplacera ? Qui nommera les PDG des entreprises publiques ? Quelle mécanique d’arbitrage entre départements ministériels ? Quels arbitrages budgétaires ? Quelles relations nouvelles avec la société civile ? Quid des dossiers "suspendus" des biens de la famille benali, des dossiers Télécoms,..

Et, le plus important, quelle relance économique?

Tout le monde s’accorde à dire que la situation économique est dans un état catastrophique : un million de chômeurs, une administration encore sclérosée par du clientélisme et népotisme (les événements de Gafsa en sont la preuve), un investissement direct étranger à l’arrêt, investissement local moribond, … Ce sujet nécessite une Mobilisation générale ! Aucune majorité ne peut réussir ce chantier seule ! Comment une commission de neuf personnes (3 de chaque parti) peut elle décider du programme de relance ? Il est urgent qu’Ennahdha et ses appendices prennent la mesure de la tache et comprennent que ce n’est pas un sujet qui se discute dans le « secret » !

Il est urgent que la semaine prochaine l’Assemblée discute enfin, et dans un esprit constructif, de la Relance économique de la Tunisie ! Quels moyens de financements ? Avec, sans démagogie, la question de la dette, de la révolution fiscale et des incitations fiscales… Quels Grands Projets de relance ? Villes nouvelles ? Routes ? Quelle Industries nouvelles en région ? Le Chômage : Entre assistanat et Social, où se trouve l’équilibre ? L’Agriculture, la Santé, le commerce parallèle, etc… Bref des sujets importants à passer en revue avec les députés de la Nation et en portant le débat sur la place publique que l’on comprenne tous ensemble comment aller de l’avant !

Il est vrai qu’Ennahdha va continuer à polluer le débat par des sujets qui ont fait son succès, et nous seront vigilants et en opposition par rapport à une vision paternaliste de l’Etat qui doit décider des libertés individuelles…

Mais il est vrai aussi que la Relance du Pays doit se faire dans le Consensus Général, avec une mobilisation de toutes les ressources et les compétences pour combattre le chômage, faire la guerre à la misère, assurer une couverture sanitaire décente, assurer un logement salubre à tous, faire en sorte que l’école redevienne obligatoire jusqu’à 15 ans, y compris pour les filles, …

Il est donc urgent de publier la « feuille de route » avant même de la « parapher » afin que le débat public s’enclenche!

Monsieur Jebali, j’espère que Dieu vous fera un signe clair afin que vous enlevez votre burqa d’ennahdha pour revêtir un kadroun tounsi, et devenir ainsi, le Premier Ministre de tous les tunisiens dans cette guerre économique qui s’annonce difficile dans un contexte mondial morose.

Je vous propose pour commencer de lever un toast à la santé du tourisme tunisien au plus vite sinon, la saison sera morte…

samedi, 26 novembre 2011

Ennahdha : La Tentation Dictatoriale !

Les masques commencent à tomber et Ennahdha fait tout pour monopoliser le Pouvoir comme je m’y attendais depuis quelques jours… Sans revenir à la période avant le 24 Octobre 2011, durant laquelle Ennahdha a montré à maintes reprises un comportement emprunté au rcd avec une apogée le jour des élections, je vais essayer d’analyser ce qui s’est passé depuis. Commençons par les faits :

-Contrairement à ses affirmations, Ennahdha a « choisi » ses partenaires dans ce GIN (finalement devenu Gouvernement d’Intérêts Nahdhaouis…). Il n’y avait aucune volonté affichée d’avoir un VRAI Consensus National. 30% des élus (un peu plus en voix exprimées) ont été écartés volontairement des « pourparlers ».

-Les négociations avec les « partenaires » du CPR et d’Ettakattol on montré très rapidement qui commande ! Les ministères de Souveraineté et d’Education ont été trustés par Ennahdha. Les partenaires vont hériter des « problèmes » socio-économique et servir ainsi de fusibles…

-Lors des premières séances de l’Assemblée, aucune place n’a été faite à l’Opposition, même à titre symbolique ! J’aurais aimé voir Maya Jeribi en Vice Présidente ! J’aurais aimé voir un Elu hors d’Ennahdha et ses « partenaires » présider une commission ou du moins en avoir la vice-présidence… Que nenni ! On prend tous les postes ! Hors de question que l’on tienne compte d’une voix opposante !

-Les textes (Pouvoirs Temporaires et Règlement Intérieur de l’Assemblée Constituante) initiaux ont été préparés par Ennahdha et ses auxiliaires avec une volonté affichée de faire un passage en force sans discussion.

-Le contenu même de ces premiers textes affiche une volonté claire de monopoliser le Pouvoir en cette phase de transition. Le Premier Ministre devrait avoir tous les Pouvoirs, le Président serait cantonné dans un rôle symbolique et l’Assemblée Constituante en Chambre d’Enregistrement.

-Le « Futur » Premier Ministre, autoproclamé au dépit du respect des règles démocratiques, commence à intervenir dans le travail de l’actuel gouvernement causant ainsi une démission prématurée de Béji Caid Essebssi et ses ministres contrairement aux usages républicains.

Je tiens à rappeler à nos élus d’Ennahdha, ceux du CPR et d’Ettakattol, qui agissent encore en troupeau, certains principes sur la base desquels ils ont été élus :

-L’Assemblée Constituante est souveraine ! Il est hors de question de la déposséder de son pouvoir ! Le Peuple l’a élue pour qu’elle décide et non pour qu’elle applaudisse !

-La Démocratie n’est pas la dictature d’une majorité ! Il faut savoir écouter l’Avis contraire, lui garantir un espace de liberté et de parole et ne pas le cantonner systématiquement dans un ghetto sans influence ! La démocratie, c’est aussi un contre-pouvoir présent et écouté.

-Il est hors de question que la rédaction de la Constitution se fasse dans les alcôves en « secret » comme vous tentez de le faire pour les deux premiers textes !

-Pour le partage du «Gateau-Pouvoir », vous êtes en train de nous refaire du benali avec Jebali en rôle de « Multi Chef », ou devrais je dire « Mufti-Chef », aux pouvoirs les plus étendus sans aucun contre pouvoir possible ! Vous souhaitez que la contestation soit uniquement dans la rue et non au sein de l’Assemblée Constituante…

-Chaque élu-e est personnellement responsable, devant le Peuple et l’Histoire, de ses actes et de ses choix, vous en avez prêté le serment, ne l’oubliez pas !

Khaled Abdeljaoued

Docteur Ingénieur

jeudi, 1 septembre 2011

Des enjeux du jour… et du Pole Démocratique Moderniste

Ce que nous vivons depuis janvier n’est pas une Révolution au sens historique du terme dans la mesure où une Révolution balaye le système existant pour instaurer un nouveau.

Nous étions nombreux à espérer une révolution, mais la majorité du Peuple était dans une logique de « Transition ». En effet, l’autorité de l’Etat et le Système de gouvernement n’ont jamais été remis en cause à la base. La « Dégage » attitude a toujours été accompagnée par un « nommez nous un M. Propre »… A quelques rares exceptions, nous n’avons pas vu le Peuple nommer un Gouverneur ou bien un Maire… L’Avènement rapide de la « Majorité Silencieuse » a fini par enterrer le processus révolutionnaire naissant.

Ce que je veux dire par là, c’est que nous sommes aujourd'hui dans une logique de transition à négocier avec l’Ancien Système qui gouverne encore.

La pression populaire a marqué des points : Des élections démocratiques gérées par une instance indépendante, une vigilance accrue par rapport à la Justice, un éveil citoyen sans précédent, etc… D’autres sujets sont encore « ouverts » : Les médias, le financement de la vie politique, le nettoyage de l’administration, et surtout la Justice Transitionnelle.

Ma conclusion personnelle c’est que nous sommes au début d’un processus long, laborieux et semé d’embuches. Les forces du passé « contrôlent » les rouages de l’Etat et de l’Economie et sans grande concertation elles avancent les pions… L’Ancien Système (Gouvernants, Administration, Médias hérités de benali, Hommes d’affaires, Argentiers, etc…) s’est déjà redéployé :

-Des dizaines de partis RCD avec une « coalition » visible de 4 partis et une quarantaine de partis à vocation régionale. Le moins drôle, c’est que ces partis ont redoublé d’arrogance et revendiquent même un bout de la révolution. Ces partis se sont disputés les cadres du RCD et sont déjà en train de labourer le terrain.

-Le parti du «milliardaire » qui a débauché des cadres du RCD, des jeunes hommes d’affaires, des barbouzes de tout genre, etc… Ce parti à force de budget pub s’est acheté la sympathie de tous les journaux, de Télévisions et des agences de pub.

-Un investissement « massif » de certains hommes d’affaires, bien prospères, dans les partis historiques : Ennahdha, PDP et Ettakattol sont emblématiques vu les financements obtenus. Cela ne veut pas dire que ces partis sont foutus, mais pour moi, cela veut dire que ces partis ne seraient pas dans un modèle de rupture radicale avec l’Ancien Système (cf définition plus haut).

Le cas d’Ennahdha est encore plus complexe dans la mesure où elle a accueilli des milliers de rcdistes comme l’a déclaré R. Ghannouchi et qu’elle essaye de se présenter comme « alternative » paisible et crédible aux yeux de tous… Et comme l’a déclaré son Chef, elle considèrera une alliance avec les « propres du RCD » si l’« Intérêt National » l’exige… Son score aux élections avec ses deux listes nationales (celle officielles et les officieuses soutenues par Mourou) serait déterminant pour la suite des événements.

Je trouve que mon tableau peut paraitre sombre… Mais en réalité il ne l’est pas pour autant !

Les enjeux sont multiples. Là je viens de parler de « Pouvoir », mais pour être honnête, ce qui me motive ce n’est pas le pouvoir ! C’est la construction de la nouvelle Tunisie qui m’importe !
Les quelques mois passés à vouloir construire un Pole Démocratique Moderniste large m’ont éclairé sur les intentions des uns et des autres… Ceux qui sont restés dans le Pôle sont animés par un autre sentiment d’Urgence : Celui de mettre sur les rails un Pays ouvert, démocratique et prospère.

Notre enjeu n’est pas un enjeu de Pouvoir ! Quelque soit notre score aux élections, nous continuerons la lutte pour que la Rupture avec les anciennes pratiques soit consommée! Quelques soit notre score aux élections, nous continuerons à défendre une Egalité Femme Homme dans la Loi et de par la Loi ! Quelque soit notre score aux élections, nous nous battrons pour construire un Parti Démocratique qui serait une alternative sérieuse aux forces du passé pour que la Tunisie vive sa première transition démocratique par les urnes !

Je crois que le Peuple qui ira voter (espérons en masse) saura faire le tri entre les forces en présence.
C’est vrai que nous n’avons pas les moyens de faire une Campagne de Com, c’est vrai que nous n’intéressons pas les Médias de benali puisque nous appelons à réguler le secteur et que nous n'avons pas de budget pub, c’est vrai que nos positions responsables et intègres ne nous classent pas parmi les révolutionnaires romantiques, c’est vrai que nous sommes naïfs dans notre amour de la Tunisie, c’est vrai que nous nous entêtons à avoir le maximum de femmes de valeur en têtes de listes, c’est vrai que nous n’intéressons pas les Instituts de sondages, pauvres que nous sommes, c’est vrai que beaucoup de gens ne parient pas sur nous…

Mais, ce qui est sur, c’est que nous sommes animés par l’intime conviction que nous défendons la juste cause pour une Tunisie Meilleure. C’est cela notre grande force, le militantisme et l'abnégation des Démocrate Modernistes du Pôle fera la différence dans les années qui viennent !
Qui vivra verra...

mercredi, 10 août 2011

Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté

Ce matin l’humeur est morose et comme je le répète souvent, le pessimisme est d’humeur et l’optimisme est de volonté ! Je suis donc dans une phase pessimiste pour plusieurs raisons :

-L’émiettement des forces démocratiques entre partis, Indépendants, pseudo indépendants va exploser le Camp démocrate aux élections,

-La remontée des camps conservateurs : Islamistes et exRCD (ou new PSD comme ils se plaisent à se définir) et la possibilité d’un « deal » béni par les US entre ces conservateurs pour se partager « le gâteau » Tunisien,

-Le peu d’intérêt des Tunisiens à la chose publique : on regarde l’arène politique comme on commentait les matchs de foot,

-L’Ancien Système qui se protège et se redéploye avec violence,

-L’Argent coule à flot dans les rouages politiques, ce qui montre que les bénéficiaires du système benali réassurent leurs positions,

-Le Gouvernement dépassé et se laissant dépassé,

-Les révélations sur le 14 janvier et les événements qui suivent veulent montrer qu’en fait nous vivons un coup d’état contre le Clan des Trabelsi, rien d’autre !

Bref, une grande désillusion s’empare de moi et je commence à me poser des questions… Faut-il céder à la fatalité ?

N’ayant pas découvert mon coté « révolutionnaire » le 14 janvier, je pense que nous sommes dans une étape charnière et qu’il faut la négocier avec doigté. Je n’ai jamais eu l’illusion que la démocratisation du pays se fera en 6 mois, mais je ne pensais pas les forces du passé aussi puissantes !

Que faut-il faire ? Simple, il faut se battre !

Entre Ancien Système et Religieux Anciens, une troisième voix existe ! Elle dérange, elle est peu soutenue, elle n’est pas bien organisée, mais nous essayons de faire au mieux ! Le Pôle Démocratique Moderniste que nous essayons de construire et élargir est pour moi la voie la plus crédible pour transformer la Tunisie, pour consommer la Rupture avec l’Ancien Système et mettre la Tunisie sur la voie de la Modernité. Nous ne sommes pas des révolutionnaires romantiques et irresponsables, mais nous incarnerons l’alternative fiable, n’en déplaise à certains.

L’histoire d’Ettajdid, des militants qui soutiennent le pôle, des autres partis sont une garantie forte pour l’opinion publique.

Je suis peut être naïf, nous ne ferons peut être pas de scores électoraux mirobolants, mais nous sommes en train de construire la vraie alternative ! Et si nous croyons en la Tunisie, dans 2 ans, 3 ans, 10 ans… Ca finira par payer !

Non, nous ne baisserons pas les bras malgré le peu de moyens, les convictions primerons !

Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté ! Je suis optimiste pour la TUNISIE !

jeudi, 28 juillet 2011

Situation au 27 Juillet...

Depuis des mois, nous étions un nombreux déjà à espérer une restructuration du paysage politique en Tunisie afin de pouvoir relever sérieusement le défi de la Transition démocratique. Pour ma part, c’est installer durablement une démocratie qui m’anime et me motive. Quand je pense démocratie, je pense avant tout Droit du Citoyen, Liberté et Prospérité pour Tous les Tunisiens sans discrimination aucune (sexe, régions, milieu social). Ma lecture simple et « simpliste » du paysage politique du moment fait apparaitre 4 quatre blocs politiques qui se dessinaient :

-Un bloc des « historiques » qui ont gouvernés durant 55 ans la Tunisie avec les « New RCD », les « New Destouriens » et affiliés… Bloc peu homogène, sans chef légitime et qui essaye avec une grande peine de « se renouveler »… Ce bloc a déjà perdu une partie des troupes allées se ressourcer ailleurs, mais d’après mes observations, il va peser sur la suite des événements.

-Un bloc Islamiste, centré autour d’Ennahdha, fort d’un passé récent de victime de benali et d’un appareil logistique efficace. Ce bloc est tiraillé par deux courants forts : Les traditionalistes qui souhaitent mettre en place une « République Islamiste » et les « ouverts » qui, par conviction ou tactique, souhaitent durablement installer la mouvance dans le jeu démocratique (modèle AKP). Beaucoup de ces « modernistes » ont crée de nouveaux partis faute de stratégie claire d’Ennahdha. Ce bloc commence juste de sortir de l’enfermement identitaire et le discours religieux pour essayer d’apparaitre comme Parti de Gouvernement.

-Un bloc « Démocratique » qui regroupe ceux qui œuvrent pour installer une démocratie durable dans le pays. Les composantes historiques de ce bloc sont Ettajdid, le PDP et Ettakattol… et dans une certaines mesure le CPR (canal historique). Ce bloc s’est renforcé –ou plutôt s’est émietté- par la création d’une douzaine de nouveaux partis dont quelques uns commencent à prendre un peu de place (le PTT et dans une moindre mesure Afek).

-Un bloc d’extrême gauche (PCOT, Watad,…) et de nationalistes fort d’un discours populiste et d’un romantisme révolutionnaire qui essaye de trouver sa place dans la cristallisation des revendications mais qui essaye aussi de jouer un rôle important dans la constituante.

On a observé depuis quelques semaines des alliances, des discussions, des divorces… Mais ce qui est clair c’est que nous assistons à d’autre type de coalitions :

-Le bloc des historiques semble se restructurer autour de Kamel Morjane (depuis que Jegham a trébuché) avec des quadras de l’ex RCD à la manœuvre sous la bénédiction de quelques « vieux » destouriens « écartés » par benali.

-Une coalition électorale « tactique » pour « réaliser les objectifs de la Révolution » entre Ennahdha les Nationalistes et le CPR… Qui pourraient être rejoints par le PCOT. Contre nature me direz-vous ? Tactique je réponds.

-Un Pôle « Démocratique » avec Ettajdid, le PDP, le PTT, Ettakattol et autres nouveaux partis. Vont-ils surmonter leur Egos et leurs « conflits de personnes» entretenus par des années de Bourguiba puis de benali pour faire listes communes ? Vont-ils revoir leurs ambitions personnelles et transcender leurs intérêts partisans ? Ceci étant dit, tout ce monde sait qu’un pays comme le notre se gouverne au « Centre » et avec modération… D’ou peut être une redistribution des cartes encore une fois avant les élections.

Pour moi, j’ai choisi mon camp ! Cela fait des mois que je milite modestement afin de regrouper le camp démocratique pour que l’on puisse créer une Coalition rassurante, capable de mobiliser les électeurs. Il en va du Salut de notre pays parce que la démocratie ne peut s’installer durablement qu’avec des « partis » capables de gouverner et d’assurer une alternance au pouvoir par les urnes avec des Minorités fortes au parlement. Il est aussi important de ne pas laisser les « islamistes » en position forte parce que notre histoire a montré que c’est souvent les plus « extrémistes » qui prennent le pouvoir dans ce type de partis et cela ne pourra être que prélude à une dictature. Ma lecture des choses est peut être naïve, mais je crois profondément, qu’il est possible en peu de temps de réaliser le miracle tunisien ! Le système despotique nous a laissé des forces politiques essoufflées, mais l’espoir nouveau donne des ailes ! Nous y arriverons, j’en suis convaincu !

Et pour redonner espoir, je site SAID AIDI: « Ces dernières semaines, beaucoup de personnes me disent "on ne sait pas où on va". Tachons déjà de na pas oublier d'où on vient!»

Je rêve d’une Tunisie où nous seront des « Citoyens Libres dans une Société Juste » (je pique le slogan d’Ettajdid ;-) ).

vendredi, 15 juillet 2011

Quelle est la stratégie d’Ennahdha ?

Depuis l’arrivée du vieux (BCE), le calme est semble t il revenu dans Tunis et nous nous sommes mis en mode préparation des élections… Le consensus commençait à se mettre en place, l’Instance a sorti ses textes de loi, le gouv s’est remis au boulot et l’ISIE a lancé la machine électorale… Et puis il y a eu le report des élections et là, Boum ! El PDP et Ennahdha ont commencé l’exercice de surenchère… Suivi par l’eternel insatisfait Marzouki et son CPR. Le PDP a vite compris que son intérêt était dans le maintien du consensus… Ennahdha et le CPR (qui essayent depuis le 14 janvier de monter dans le train de la Révolution) ont tout fait pour rompre le consensus ! Il y a eu le coup d’éclat par rapport à la date, puis par rapport à la loi sur le financement des partis puis une sortie de l’instance et finalement un soutien actif à un Nième Kasbah3… Pourquoi ? D’abord je crois que beaucoup d’erreurs ont été commises dans la recherche du consensus de la part du gouvernement : Nominations de ministres Symboles de l’ère benali, absence de concertation, mépris flagrant des journalistes, des politiques, des jeunes, des familles des martyrs, etc… Et puis il y a eu des erreurs d’agenda dans la Haute Instance : La loi sur le financement des partis aurait du précéder toute autre discussion politique afin de ne pas donner les moyens aux uns et à l’autre de râler… Mais cela ne peut tout excuser! Ma question est simple : Pourquoi Ennahdha veut prendre le contrôle avant les élections ? Pourquoi cette stratégie de surenchère qui ne profite qu’aux ex RCD ? Quel intérêt ils avaient (avec leur petit ami du CPR) de monter en épingle cette histoire de sionisme et d’en faire une question existentielle en Tunisie ? Pourquoi limiter leur propagande à « L’Islam est en danger, nous en sommes les seuls protecteurs » ? Autant de question qui me font dire que ce parti est en train de privilégier ses intérêts partisans par rapport à l’intérêt National ! Ennahdha veut GAGNER ces élections par TOUS les moyens ! Je pense que si Ennahdha est le Grand parti Démocrate qu’il se prétend, il doit clarifier les choses : - D’abord arrêter cette surenchère religieuse et identitaire : L’Islam n’est pas en danger et le faire croire n’est que pour contrer leurs adversaires les plus honnêtes: «Les modernistes » ! Et surtout cacher l’absence de tout programme Socio Economique ! -Sortir du double discours par rapport aux exRCD puisqu’ils ont accueillis en leur sein énormément de sbires de benali et surtout des hommes d’affaires qui ont largement prospérés sous l’ère mafieuse ! -Arrêter la surenchère et les « perturbations » gratuites pour permettre au pays de réussir les élections du 23 Octobre.

Je crois que ce parti, s’il est aussi fort qu’il le prétend doit revoir sa stratégie de pourrissement qui ne peut mener qu’à un report des élections où à un éventuel coup d’état policier !

Ce qui se passe ne profite selon moi qu’aux ex RCD (ceux qui n’ont pas rejoins Ennahdha) et nullement à la Tunisie ! A bon entendeur !

mercredi, 11 mai 2011

Garder le Cap!

Dans la cacophonie ambiante, il est difficile de garder l’esprit clair. Pour nous en sortir, il faut fixer l’objectif et ne pas se faire avoir par les diversions. Alors, permettez moi de poser les éléments de l’équation afin d’imaginer quelques éléments de stratégie. La vraie question est « que voulons-nous pour la Tunisie ? »

Ce que nous voulons c’est rompre avec le passé et réussir notre transition pour installer une démocratie durable qui assure une vie digne à tous les Tunisiens. A mon avis, cela veut dire :

-Construire un écosystème politique capable de gérer des alternances démocratiques au pouvoir,

-Réinventer un système économique équitable basé sur la transparence,

-Assoir une République moderne et moderniste avec une bonne gouvernance de l’Etat et du Bien Public qui garanti les libertés de chacune et chacun.

Bien évidemment, la « Tunisie Rêvée » ne se résume pas en trois points, mais cela donne des idées sur ma vision…

Pour y arriver, le chemin est long et épineux !

La première pierre à poser est la réussite des élections de l’Assemblée constituante. Pour cela, il faut garantir un climat social et sécuritaire apaisé et surtout une organisation transparente de la campagne électorale et du vote. Ceci donnera à la Constituante une légitimité populaire qui lui permettra de définir de façon sereine les bases constitutionnelles et juridiques de la Nouvelle Tunisie.

Beaucoup de forces essayent de « plomber » ce processus en semant le désordre ou en retardant le vote. Il s’agit essentiellement de divers combinaisons politico-mafieuses qui usent de tous les moyens : Lobbying auprès du Gouvernement, influences étrangères, manipulation des médias, casseurs dans les rues, démonstration de force, etc… Mais le Peuple est lucide et nous gardons le cap malgré tout ! Il faut continuer à être vigilants, soutenir la Commission Electorale (finalement élue), déjouer les pièges au jour le jour.

Mais comme vous l’imaginez, on n’est pas surs du résultat. Et quand bien même nous aurons de bonnes élections, les forces progressistes et démocratiques de ce pays doivent militer pour barrer la route (pacifiquement via les urnes) aux forces du Passé. Ces forces, bien présentes en Tunisie s’articulent autour de deux clans :

-Les « 3P » selon la formule d’un ami (La police politique de ben Ali + la pègre+ l’ex parti RCD),

-Les « passéistes » qui veulent faire de notre Tunisie un pays islamique gouvernés par les Oulémas selon une lecture ancestrale de la Charia. Ce clan qui considère la démocratie comme un moyen d’atteindre leur fin et non comme finalité en soi.

Bien sur chacun de ces clans a déjà ses satellites, ses versions « light », ses pions sur l’échiquier, ses infiltrations auprès des forces « modernistes » et progressistes, etc…

Alors que faire ?

D’abord concentrer son énergie pour renforcer les vraies alternatives à ces clans ! Nous sommes nombreux à agir depuis des semaines pour un Pole Moderniste Démocratique… Ca vient !
Pour ceux qui ont choisi d’autres partis politiques, assurez-vous que vous n’êtes pas en train de servir indirectement l’un des clans passéistes ! Analysez attentivement les positions de vos « gourous » par rapport à ces deux clans ! Beaucoup des rumeurs qui circulent parlent de scénarii échaudés par ces clans pour se servir de vitrines «propres». Sur le court terme, œuvrer pour faire réussir les élections du 24 juillet est un devoir national !

Et puis ne vous laissez pas détourner de ces objectifs par les joutes facebookiennes ou les journaleux de TV7 et du Renouveau !

dimanche, 24 avril 2011

Assez de nombrilisme! Assez de divisions! Allons de l'avant!

Depuis des semaines, nous sommes nombreux à promouvoir un Front électoral qui représentera les valeurs de modernité de progrès et de justice sociale… Nous avons mis beaucoup de pression sur Ettajdid, le PDP et le FDTL pour les convaincre de cela… Ettajdid a été le premier à faire fi de calculs et accepter l’idée. J'ai de l'espoir pour que les autres bougent cette semaine... Les deux principaux arguments avancés par les uns et les autres pour « repousser » la coalition au 25 juillet sont :

-Mathématiquement, le système de vote choisi est favorable à l’éclatement et si les « modernistes » avancent dans des listes séparées, ils auraient plus de sièges.

-La phase de construction d’une démocratie nécessite la construction de partis forts et c’est l’occasion ou jamais (en l’absence du RCD) de pouvoir mesurer l’impact de chaque parti dans le paysage politique.

D’autres amis, « Indépendants », ayant œuvré au sein d’Initiatives Citoyennes pour défendre des Valeurs de Modernité et de Justice sociale sont aujourd’hui, au vu des réactions des partis et par vieux reflexes « indépendantistes », tentés par des listes indépendantes pour les élections… Les nouveaux partis sont quand à eux en phase de naissance et sont en train d’essayer d’exister sur le terrain et dans l’imaginaire des gens…

Tous les arguments sont compréhensibles et défendables ! Mais tous ces amis oublient que nous ne sommes qu’au début du chemin et que :

-Les principaux sondages sortis jusque là montrent que 85% de la population ne sait pas pour qui voter ! Cela veut dire, au regard des marges d’erreurs, que toute extrapolation est farfelue ! Le fait d’avoir 85% d’indécis ne veut pas dire qu’il y a 85% « gagnables » par les partis. Le travail politique est de longue haleine et une campagne se construit « zenga, zenga ». Le marketing ne peut pas tout faire. Alors, pitié, un peu d’humilité.

-Le seul parti bien organisé jusque là est le parti « ultra conservateur », les extrémistes diraient certains, à savoir Ennahdha et alliés (Tahrir et Mourou). Il a une organisation qui commence à se mettre en place, une communication bien huilée et un plan de bataille sur les rails… A ce rythme, ils feraient plus de 30% aux élections ! (estimation personnelle).

-23 ans de benali n’ont laissé émerger aucune figure et les quelques jours de visibilité depuis le 14 janvier ne permettent à personne de se targuer d’une image forte… Même pas Farhat Rajhi, éphémère Ministre de l’Intérieur, qui nous a touchés par sa sincérité. Alors que dire de Nejib Chebbi, Mustapha Ben Jaafar ou Ahmed Brahim ? Que faire alors ? L’idée la plus simple serait de dire renforçons les partis, soutenons les listes indépendantes… et nous (les modernistes) auront une majorité de sièges à la constituante et nous verrons émerger quelques partis (ou futurs partis issus des regroupements d’indépendants) qui auraient tout le temps de s’organiser en coalitions ou fusions en vu de gouverner et des élections d’après…

Cette hypothèse arrange ceux qui ont fait un choix « pragmatique » de miser sur un « cheval gagnant ». On les voit ici et là entourant le « gourou », défendant « Le Parti » et lancés dans une course aux financements, à la visibilité… En espérant gagner pour faire changer les choses ou peut être accéder au Pouvoir.

Permettez-moi d’être naïf et idéaliste ! L’enjeu est certes de construire un paysage politique, de renforcer les partis, etc… Mais l’enjeu est avant tout de construire la Tunisie de Demain !

La Tunisie a besoin d’un Pole Moderniste qui s’affirme, qui rassemble et qui gagne ! La dynamique d’Union peut faire des miracles ! 1+1=3 voir plus ! La Tunisie a besoin d’un pole Moderniste Uni, fort de ses Valeurs et qui ferait plus de voix que les « Ultras Conservateurs » !

La Tunisie a besoin de coalitions fortes pour que le 25 juillet, Ennahdha et alliés n’apparaissent pas comme la première force politique du pays à cause de nos divisions !

La Tunisie n’a pas besoin d’un « Si Foulen » Présidentiable ! La Tunisie a besoin de 29 listes électorales faites de personnes honnêtes, modernistes, progressistes, proche du terrain et qui créeraient une dynamique autour d’elles pour affirmer l’Identité Tunisienne Moderne. La Tunisie a besoin que ces « Stars d’un jour » se mettent au service de ces listes et qu’elles mettent leur égo entre parenthèse jusqu’au 24 juillet !

L’enjeu réel n’est pas dans le nombre de sièges dans la constituante. Personnes n’aura une majorité et j’espère que notre future constitution sera équilibrée. L’enjeu réel est le décompte des voix dans les premières élections libres que vivra la Tunisie!
Et pour que notre Révolution ne parte pas en fumée, il faudra que le Pole Moderniste soit le premier en nombre de voix.

كفى تشتت، إلى الأمام

تعيش بلادنا اليوم مرحلة تاريخية حسّاسة سيتحدّد خلالھا مصير تونس للعقود القادمة، بعد أن أطاحت ثورة 14 جانفي 2011 بنظام الفساد والاستبداد الذي كبّل الطاقات وأعدم الحريات وجرّ البلاد إلى حافة الھاوية. وشعورا منّا بمسؤولياتنا الوطنية في اتجاه تحقيق أھداف الثورة وحمايتھا من مخاطر الردّة والانتكاس، فإننا نعتقد أن القطع النھائي مع كل أشكال الاستبداد ومع أساليب الحكم البائد ومع الحيف السياسي والاجتماعي والاقتصادي ومع التصحر الثقافي، يتطلب منا جميعا ومن كافة القوى المؤمنة بالديمقراطية كقيمة حضارية، وبالعدالة الاجتماعية وبالمبادئ الكونية لحقوق الإنسان، أن نعمل معا على تحقيق أھداف الثورة في اتجاه بناء دولة ديمقراطية عصرية وعادلة تقوم على الأسس التالية:

-1 الوفاء لأرواح شھداء الوطن الذين واجھوا رصاص الاستعمار في سبيل استقلال تونس، والوفاء لأرواح شھداء ثورة 14 جانفي الذين سقطوا دفاعا عن الحرية والكرامة والعدالة الاجتماعية.

-2 صيانة وتطوير المكاسب الحداثية والعقلانية على أساس التكامل بين الجوانب النيرة التي يزخر بھا تراثنا العربي الإسلامي والتي عمقتھا حركة الإصلاح التونسية وبين القيم والحقوق الكونية، وبالخصوص المساواة الكاملة بين المرأة والرجل.

-3 التفريق الھيكلي بين السلط وضمان استقلال القضاء وحرية الصحافة والإعلام وحرية الفكر والإبداع.

-4 الفصل بين الدين والسياسة بتحييد الفضاءات الدينية عن ممارسة العمل السياسي وتحييد الفضاءات العمومية عن الممارسات الدينية، مع نبذ التعصّب وإرساء قيم التسامح والاعتدال، فالمساجد والجوامع مرافق عمومية وفرتھا الدولة للجميع،وقد جعلت للتعبد لا للسبق السياسي فلا تدعوا مع لله أحدا". "وان المساجد

-5 التأكيد على قيم التضامن بين شرائح المجتمع والتآزر بين المواطنين، مع حماية وتطوير قطاع المرافق العمومية وسن سياسة جبائية عادلة وناجعة، في إطار اقتصاد يضمن التنافس النزيه والشفاف ويوف ّر المناخ الملائم لتحقيق التنمية الشاملة والعادلة بين الجھات والفئات.

-6 اعتبار حماية المحيط من أوكد الأولويات الوطنية وسن سياسة بديلة تعتمد الاستغلال المحكم لمواردنا الطبيعية بما يجن ّب البلاد مصادرة مصالح الأجيال القادمة ويضمن التوازن بين التنمية المستدامة وبين جودة الحياة والمحيط.

-7 التشديد على ضرورة تحييد المدارس والنأي بھا عن السباق السياسي وذلك بالتزام القيم التربوية السليمة التي تحفظ التلميذ من جميع أشكال التسلط على العقول والوجدان فضلا عن التجنيد الانتخابي والتعبئة الايديولوجية .كما يجب إخضاع جميع ضروب الموسسات التربية قبل المدرسة إلى التفقد البيداغوجي والصحي.

ونظرا لما يخوّل للمجلس التأسيسي من صلاحيات واسعة، حيث يرجى أن تحدّد ولايته بسنة، فإن الانتخابات القادمة المزمع تنظيمھا في 24 جويلية 2011 تكتسي أھمية بالغة ومصيرية. لذلك، فإننا نتوجّه بنداء ملحّ إلى كافة الأحزاب والقوى السياسية والنقابات والمنظمات المھنية وتنظيمات المجتمع المدني وإلى كافة المواطنين والمواطنات المؤمنين بنفس المبادئ المذكورة أعلاه، كي نعمل معا على تكوين جبھة وطنية موحّدة لخوض انتخابات 24 جويلية 2011 ضمن قائمات مشتركة تحت شعار واحد تضع مصلحة البلاد ونجاح الانتقال الديمقراطي الحداثي فوق كل اعتبار. ونعلن عزمنا على الاتصال في القريب العاجل بمجمل ھذه الأحزاب والقوى السياسية والفعاليات المدنية، النقابية والحقوقية والمھنية، لحثھا على الاستجابة لھذا النداء والمساھمة الفعلية في إنجاح ھذه المبادرة وإيجاد الآليات العملية لبعث ھذه الجبھة الانتخابية وبلورة برنامجھا الانتخابي واختيار مرشحيھا في كافة الدوائر الانتخابية لنضمن التعبئة الشاملة لقوى التقدم والديمقراطية التي يفرض عليھا الواجب الوطني أكثر من أي وقت مضى تجاوز التشتت الذي أضرّ بھا وبالبلاد ولم يعد يبرّره أي خلاف سياسي أو حزبي، حتى تفوز في ھذه الانتخابات بأغلبية أعضاء المجلس التأسيسي وتتمكن من وضع مشروع مجتمعي يكرس خيار الديمقراطية والحداثة والعدالة الاجتماعية، عبر انتخابات حرّة، نزيھة وشفافة.

samedi, 16 avril 2011

De la méthode

Ce que nous vivons aujourd’hui en Tunisie est assez exceptionnel et l’espoir de voir notre pays vivre en démocratie n’a jamais été aussi grand. L’Instance de Yadh Ben Achour a fini par accoucher, presque dans les temps, d’un projet de code électoral révolutionnaire. Révolutionnaire pour plusieurs raisons :

-Le fait de confier l’organisation des élections à une instance indépendante, en dehors du contrôle du ministère de l’Intérieur est un acte de rupture radical avec le passé ! Tous les « magouilleurs » qui ont falsifié les élections durant les 40 dernières années seront « hors d’état de nuire ».

-Le fait d’interdire les anciens responsables du RCD de se présenter est aussi un acte important. Je ne sais pas ci cela concernera 200 personnes ou 50 000 personnes, mais cela voudra dire que nos futurs élus ne seraient pas de la même nature que ceux que nous avions avant ! Cela aussi répond à une volonté populaire forte que nous avions porté depuis le 14 janvier : « RCD Dégage ! ».

-Le point le plus important concerne la Parité. Décision Sage qui reconnait la place de la femme dans notre société et sa participation active dans la chute du régime de benali. Les réactions depuis cette décision sont nombreuses :

-On conteste la légitimité de cette commission… Soyons clair ! Nul n’est légitime en Tunisie aujourd’hui pour parler au nom du Peuple ! Cette commission a le mérite de faire tout de même l’objet d’un large consensus. J’entends aussi ici et là des appels au référendum, qui réalisera ce référendum ? Quelle commission légitime pourra organiser le référendum ? C’est un cercle vicieux sans fin qui ne finira jamais ! Alors arrêtons de critiquer, mieux est l’ennemi de bien ! L’objectif c’est d’avoir un gouvernement légitime au 25 juillet et pas plus tard ! Le Pays a besoin de se remettre en ordre de marche, l’économie est à l’arrêt, le tourisme est au ralenti, l’investissement est absent…

-On conteste le mode de scrutin : Aucun mode de scrutin n’est parfait ! J’ai déjà expliqué ma préférence pour les listes. C’est un mode plus facile à organiser et qui a ses avantages et inconvénients. Les tenants du mode uninominal par quartier savent pertinemment qu’il est difficile de mettre en place ces élections pour le 24 juillet dans la mesure où un découpage électoral de la Tunisie en petites circonscriptions aurait nécessité une estimation de la population et un découpage « zenga zenga » difficile à finaliser en quelques semaines !

-On conteste la parité ! Et je suis étonné de voir que ça vient de partis se disant modernistes comme le PDP. Je ne commenterai pas plus dans la mesure où cette décision est historique, sa portée symbolique est mondiale et elle affirme la place de la femme dans notre pays. Qu’elle n’assurera pas une parité totale au sein de la constituante soit. Mais que chaque liste, indépendants et partis assument la composition de leur liste.

Le point le plus drôle est tout de même la contestation des RCDistes appuyée par Beji Kaid Essebsi lui-même qui a envoyé son « responsable de communication » tâter le terrain et a sorti ses gouverneurs pour « appuyer ». Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet, mais je rappelle juste que ces « responsables » du RCD ont été actifs ou « passifs » dans la mise en place d’un système politico mafieux qui a violé le pays politiquement et économiquement. Ce n’est pas parce que le Peuple qui a fait la révolution n’a pas dressé la guillotine pour couper les têtes de façon expéditive que ces gens la se croient tout permis et ressortent de leur abris. Les Tunisiens ont montré un attachement fort à la Justice et au Droit, il faudra mettre en place une commission nationale pour écouter ces responsables, leurs mea-culpa et ensuite accepter de « pardonner » les acteurs « passifs » de l’ère benali et juger sévèrement les autres. On n’a pas le temps de le faire, alors cette solution est la plus simple et la plus juste ! Nous sommes en train de rompre avec le système de benali, ce n’est pas avec ses « compagnons de route » que nous réussirons à le faire…. Un peu de décence est nécessaire !

Pour finir je rappelle qu’on est à 99 jours des élections, nous n’avons plus de temps à perdre ! Que chacun de nous s’interroge sur le model sociétal pour la Tunisie des décennies futures et quelle constitution nous garantirai une démocratie durable et une prospérité équitable. Et puis, dans 75 jours, la Campagne électorale commencera. Alors que chaque Tunisien qui souhaite s’engager choisisse son camp et/ou son action pour faire réussir ces élections historiques dans le monde !

dimanche, 27 mars 2011

Pour un Front de Gauche!

La Gauche Tunisienne à une longue histoire de luttes et de résistances qui trouvent leurs racines dans la lutte pour l’Indépendance du pays… Je ne vais pas raconter l’histoire, mais je vais essayer de définir les deux concepts clés qui définissent la Gauche Tunisienne aujourd’hui :

A- La Gauche Tunisienne est résolument Moderniste dans la mesure où elle épouse les valeurs de Citoyenneté universelles tel le qu’on les trouve dans les Chartes de droit de l’Homme (voir http://www.un.org/fr/documents/udhr/ ). Cela implique par exemple l’appel à l’abolition de la peine de mort où à l’égalité dans l’héritage entre homme et femme. Elle est également moderne dans sa conception des rapports de l’homme à son environnement.

B- La Gauche Tunisienne est de gauche ! Cela veut dire que son approche socio-économique est dictée par quelques idées fortes :

  • un souci permanent de Justice Sociale,
  • une recherche permanente de l’équité et de partage équitable de richesses,
  • la Solidarité, avec un parti pris pour défendre les plus « faibles »,
  • la défense d’un Service Public fort et un rôle moteur de l’Etat,
  • il est fort possible de changer le monde ! Ne pas accepter la fatalité des inégalités, de l’ordre établi, du dictat de la Finance mondiale, …
  • privilégier «l’intérêt public » sur les intérêts de marchés ou les intérêts financiers.

Finalement, on pourrait résumer cela en une phrase : œuvrer pour une société plus juste et plus humaine. Ceci étant dit, on voit que sur les valeurs modernistes, il y a moyen de trouver un consensus entre les partis « historiques » et les partis libéraux, notamment parmi ceux qui ont fleuri depuis le 14 janvier.

Sur l’aspect économique, en alliant ces idées et un sens de la responsabilité, j’arrive à la conclusion simple : Il est de la responsabilité du FDTL et d’Ettajdid de lancer au plus vite une coalition afin de rallier les forces vives qui adhèreraient a cette vision du monde et qui seraient prêtes pour construire une Tunisie démocratique plus juste.

J’aurais pu ajouter le PDP, mais depuis quelques jours, on assiste à une « dérive » droitière de ce parti et son premier responsable « officieux », M. Najib Chabbi, rejette publiquement les propositions d’alliances à gauche même si sa première responsable (Maya Jeribi) ne ferme pas la porte. Je crois que dès que ce Front est lancé, le PDP aura à choisir son camp… J’espère qu’il fera le bon choix !

Une coalition résolument moderniste et clairement à gauche rallierait selon moi une large frange de la population et par la même obligerait l’extrême gauche à se positionner sur les sujets de fond et sortir des alliances électoralistes à contre nature avec les conservateurs !

Notre pays a besoin de réinventer son modèle de développement pour qu’il soir solidaire, durable et moderne… Notre pays a besoin d’une majorité moderniste pour que les fondements de la 2ième république ne soient pas accrochés à une gloire passée à mais résolument tournés vers un futur meilleur.

Alors pour être pragmatique, j’invite tous les modernistes de gauche en Tunisie à pousser avec moi ces deux « vieux » partis à unir leurs forces pour le bien de notre pays… Et pour leur bien :-)

mercredi, 16 mars 2011

Des règles du jeu et des enjeux...

Le débat est lancé concernant le mode d’élection de l’assemblée constituante. Il y a globalement deux options pour élire les députés. Ces deux options s’appuient sur un découpage électoral de 1 siège pour 50.000 habitants afin de décider du nombre final des députés. -Le scrutin uninominal majoritaire à deux tours : Dans ce cas, chaque 50 000 habitants formeraient une circonscription de laquelle sortirait un élu. Le représentant est élu à la majorité absolue. En cas de ballotage (aucun candidat n’obtient 50% des voix + 1 voix), seuls se présentent à un second tour les candidats arrivés en 1ère et 2ème positions. Le candidat arrivé en première position en nombre de voix est élu. -Le scrutin proportionnel à un tour s’appuie sur des listes électorales qui peuvent être régionales ou nationales… Par exemple, dans chaque gouvernorat on détermine le nombre d’élus (Il y’aurait autour de 20 élus sur le Grand Tunis si on dit qu’il y a 1 000 000 d’habitants) et on vote pour des listes. Le nombre de sièges attribué à chaque liste est en fait le pourcentage des votes obtenus. La liste qui obtient 30% aurait 6 sièges dans le cas de figure de Tunis.

Bien sur il existe des variantes autour des modes, puisque techniquement on ne pourra pas découper aisément en circonscriptions de 50 000 habitants (il faudra y aller zenga, zenga et houch, houch), on aura finalement des circonscriptions avec plusieurs députés et d’autres avec des regroupements de « grands territoires » pour atteindre les 50 000 habitants. Bref, ça sera un casse tête de faire un bon découpage électoral surtout si on va vers l’uninominal. Pour ma part, je défends fermement le scrutin par liste proportionnel et je vais expliquer mes raisons : -Un scrutin par liste déplacerai la campagne électorale plus facilement sur un combat d’Idées et de programmes. En effet, voter pour 1 élu ferait que l’on va choisir le bonhomme ou la bonne femme qui nous plait le plus et pas forcément dont les idées ou le programme nous corresponde le plus. Pire encore, dans certaines région, on va exacerber les reflexes tribaux et le clientélisme au détriment des valeurs des candidats. -Les enjeux de la Constituante sont tellement importants pour l’avenir du Pays qu’il me parait choquant de ne pas avoir de débat de fond durant les semaines à venir. On va rester sur des débats de proximité, du populisme et on risque de voir des méthodes peu orthodoxes (achat de voix, etc…). -Avoir des dizaines de candidats plus ou moins indépendants qui se présentent de façon individuelle va aboutir à une assemblée pas claire dans laquelle les ex RCD recyclés sous couverts d’indépendants ou de notables locaux seraient légions. Une assemblée dans laquelle les visions de la Tunisie des uns et des autres commenceraient à se clarifier le 25 juillet. Une assemblée ou la coalitions des « traditionalistes » serait plus grande que prévu, une assemblée ou les coalitions seraient à contre nature… J’ai déjà lu ici et là que le modèle le plus « démocratique » est le suffrage uninominal : Je ne suis pas d’accord ! La démocratie n’est pas uniquement l’expression de la majorité, c’est également la protection des minoritaires ! Il faut que les « idées » minoritaires soient entendues ! Et on ne pourra pas les entendre si on les sort mécaniquement du débat. J’ai également lu des arguments du type : La proportionnelle par liste va faire le jeu des partis au détriment des indépendants. Je suis en partie d’accord ! Mais il faut assumer ! Nous aurons aux élections quelques 70 partis politiques, cela m’étonnerai fortement qu’on n’aura pas de parti politique qui corresponde à 90% des aspirations de chaque Tunisien. Il est temps que ces « Personnalités » « Indépendantes » s’engagent, il est temps qu’elles mettent leur égo de coté et si elles n’y arrivent pas qu’elles créent des partis autour d’elles ! Et puis les procès d’intention et les raccourcis faciles de type « tous pourris » ne valent pas un millime dans un paysage politique quasi vierge… Je souhaite que lors de ces élections, les projets des uns et des autres soient clairement identifiés afin que l’on vote pour la vision de la TUNISIE qui corresponde le mieux à nos aspirations ! Khaled Abdeljaoued

vendredi, 11 février 2011

De l'ATUGE

Depuis la nomination du gouvernement, l’attention autour de l’ATUGE est grandissante. En effet, avoir 6 ministres tunisiens issus des Grandes Ecoles Françaises est un événement de taille dans la vie de notre association qui a pour vocations de regrouper les quelques 4000/5000 tunisiens issus des Grandes Ecoles Françaises. La présence de ces ministres commence à faire couler beaucoup d’encre suivie de beaucoup de paroles à la radio puis à la télévision… Quelques précisions s’imposent afin de dissiper les malentendus : -Les Grandes Ecoles Françaises sont des établissements dont l’accès est très sélectif. Ceux qui y accèdent sont en général parmi les meilleurs élèves de leur génération avec les meilleurs résultats au Bac. -Une fois l’Ecole finie, on retrouve ces ingénieur (ou ressortissants des Ecoles de Commerce) soit dans l’enseignement et la recherche soit dans les entreprises. Etant donné les critères de sélection a l’entrée, ces « anciens élèves » font généralement de très belles carrières. Les plus audacieux créent leurs entreprises et globalement ils réussissent pas mal. - En Tunisie, on les trouve aujourd’hui dans le management d’entreprise ou pour quelques uns en chef d’entreprises. Aux premières années de l’indépendance, on les retrouvait plutôt au sein de l’Etat, puis quand les entreprises privées sont devenues la locomotive de l’Economie, on les trouve plus dans le secteur privé. -Ces ressortissants Tunisiens des Grandes Ecoles Françaises, ne sont pas tous adhérents à notre association qui regroupe 15% de notre base. Ceci étant dit, rappelons que notre association a vu le jour il y a 20 ans a l’initiative de Elyes Jouini et quelques autres afin de promouvoir deux choses : La Solidarité entre les Tunisiens des GE en France et créer des ponts avec la Tunisie. Rappelons-le, à cette époque, peu de Tunisiens « revenaient » en Tunisie pour y travailler. Très rapidement, une association jumelle a été crée en Tunisie afin de tisser les liens entre les deux rives de la méditerranée. Depuis, notre association ne cesse de grandir en toute indépendance. Nous avons eu de nombreuses tentatives de récupération ou d’entrisme auxquelles nous avons résisté. Depuis les premiers jours, nous avons pris le parti pris de notre pays et aucun parti pris partisan. On nous reproche d’avoir invité des ministres à nos forums ou a nos débats, mais nous l’avons fait sereinement, et les discussions se sont déroulé en général sans langue de bois ! J’ai entendu également des reproches quand a notre timidité dans la critique : Je rappelle que nous ne sommes pas un parti d’opposition ou une ligue des droits de l’homme… Encore moins un corps constitué (Ordre des Ingénieurs) ou un syndicat. D’ailleurs beaucoup de nos adhérents ont été actifs dans d’autres structures, généralement dans l’opposition mais tout le monde a joué le jeu pour laisser notre association en dehors du champ politique. Bref, beaucoup de procès d’intention dus a la nouvelle visibilité de l’ATUGE. Je souhaite également préciser que 3 membres du gouvernement sont adhérents sur les 6. Et que Sami Zaoui, a démissionné du Conseil d’Administration de l’ATUGE le soir même de sa nomination au gouvernement. Je souhaite également préciser que nous n’avons pas eu de sollicitations officielles ou officieuses pour proposer des noms comme certains le laisse entendre. Pour nos relations avec YML, oui nous avons soutenu l’initiative en 2009 et 2010 et pour etre complet nous nous posions des questions pour 2011! Oui nous l’avons soutenu! Il faut assumer ses responsabilités pour représenter la Tunisie dans les mouvements, apolitiques, qui tentent de rapprocher les jeunes de la méditerranée. L’idée est intéressante, les débats constructifs et la presse y était ! Il n’y avait pas de conspirations pour prendre le pouvoir comme certains le laissent entendre. Pour 2011, le CA n’a pas tranché encore… Que des Atugéens soient appelés a participer au gouvernement de TRANSITION, me parait naturel : Quand le pays est en crise, il a besoin de compétences indépendantes et efficaces pour gérer le changement et mettre en place des plans d’action rapides. Je suis fiers de ces tunisiens qui ont accepté de mettre en veilleuse des carrières internationales, de diviser leurs revenus par 10 ou par 30 pour, le temps d’un CDD, se mettre au service du pays ! Jugeons-les sur les actes ! Nous en tous cas, puisqu’ils sont des nôtres, on sera plus critiques et plus vigilants que tout le monde ! Faisant partie du premier bureau élu de notre association à Paris après sa création, et étant président de l’association de Tunis aujourd’hui, je suis fier de notre indépendance ! Le passé l’a prouvé, l’avenir le confirmera !

lundi, 7 février 2011

Soutenir une transition démocratique «douce» ne veut pas dire avaler des couleuvres !

Je l’ai écrit, on ne peut sécuriser cette transition qu’en démantelant le RCD ! Il semble qu’une sentence politique est prise dans ce sens avec la décision du ministre de l’intérieur (encore faut il qu’elle soit confirmée puisqu’elle a disparu du site de la TAP).

Cela ne m’inquiète pas puisque c’est l’affaire de quelques jours…

Ce qui m’inquiète par contre c’est les anciens caïds de l’ancien régime qui continuent à noyauter partout et la naïveté politique complice du gouvernement :

-Les nominations des gouverneurs faites au dépit du bon sens sans consulter les « soutiens » du gouvernement (voir communiqué d’Ettajdid ou de l’UGT), sans même consulter les ministres de ce gouvernement qui ont accepté de soutenir une transition vers la démocratie par devoir !

-Les nominations au niveau des médias nationaux (radios et journaux) qui semblent sortir du bureau du sinistre abdelwaheb abdallah!

-Les nominations au sein des commissions, si importantes pour la transition démocratiques, ne font pas l’unanimité...

D’autres cafouillages viennent semer le trouble comme les déclarations de hédi baccouche, les nominations des administrateurs judiciaires (le financier de Princess Holding a, semble t il, été nommé par la justice pour gérer la boite qu’il a monté de toute pièces pour sakhr materi), les sorties incongrues du ministre des affaires étrangères, les «oublis» flagrants dans le gel des avoirs (il manque des membres de la famille, des belles familles ou des prêtes noms notoires).

Heureusement que le Peuple Tunisien est aux aguets !

Je veux bien soutenir un gouvernement de transition pour qu’il gère les affaires courantes le temps de faire des élections. Mais ce soutien n’est valable que si les choses sont claires par rapport à sa composition et son rôle :

En premier, j’attends de ce gouvernement un démantèlement méthodique et exhaustif de la machine rcd et de l’organisation mafieuse qui s’y est collée. On est bien partis mais certains départements ministériels sont en retard et d’autres ne semblent pas vouloir le faire ! De plus la relation incestueuse PSD-RCD / Etat a duré plus de 50 ans, il va falloir y aller au Karcher !

En second lieux, j’attends que ce gouvernement (j’inclus le Président) s’engage sur un calendrier électoral clair (quelle élections et quand) avec des dates butoirs pour les amendements de la loi qui gère les associations et les partis ainsi que la refonte du code électoral. Cette activité doit se faire avec un maximum de consultations voir faire appel a un référendum populaire pour trancher les grandes questions (chronologie des présidentielles et législatives ; mode de scrutin, ou autre).

En troisieme lieux, j’attends que ce gouvernement déclare la guerre à la corruption ! Qu’il gèle les privatisations, qu’il réexamine les marchés publiques, qu’il annule les marchés passés avec des dessous de tables, qu’il renationalise les sociétés publiques mal acquises, même si c’est des « partenaires » étranger !

En quatrième lieux, j’attends de ce gouvernement un changement des hommes à la tête des grandes administrations, des entreprises publiques, etc… Afin que les trois premiers points soient réalisés sur le terrain.

Il est urgent que ce gouvernement mette hors d’état de nuire les vieux « caids » qui continuent à tirer les ficelles ! Il est anormal que ghariani apparaisse encore sur al jazeera ou fasse encore des réunions, qu’abdallah reçoive encore chez lui… Il est anormal de voir les chefaillons du RCD encore à l’œuvre dans nos villes… Il faut les arrêter, leur couper le téléphone et commencer les interrogatoires ! Il faut également couper les robinets des commissions occultes (les rumeurs sont grandes) qui continueraient de tomber chez les proches de l’ancien régime !

Une fois ceci fait, on peut sereinement aborder la suite et relancer notre économie !

Notre Révolution avait, pour moi, trois principaux objectifs, la Liberté, la Démocratie et la Justice Sociale. Ce que j’ai exprimé jusque là c’était pour avoir des assurances fortes pour la Liberté et la Démocratie. Mais le plus gros enjeu pour moi sera celui de la Justice Sociale. Quel développement durable pour les régions ? Quel modèle de partage de richesses ? Quelle fiscalité ? Quelle Economie ? Sur ces points, les libéraux ont pris une grande avance ! La gauche n’est pas organisée pour défendre ce terrain… La bataille sera rude et les forces en présence, globalement d’accord sur les premiers points, devraient s’organiser pour l’avenir de notre Pays.

lundi, 31 janvier 2011

Les Barbus sont la?

Depuis ce matin, l’arrivée de Monseigneur Rached Ghannouchi déchaine les passions chez les progressistes (« plutôt laïques », les « laïques », les antis religieux, etc..) et les religieux traditionalistes (a divers degrés).

Pour être clair, je considère que le modèle tunisien actuel, dans sa relation a la Religion, n’est pas mauvais (du moins en théorie).

Je crois que nous devons séparer le plus possible la religion du politique. Cela veut dire, par exemple, que les mosquées doivent être « autogérées », que les partis « traditionalistes » doivent être libérés. La bataille est une bataille d’idées, elle devrait se dérouler sans violence (même si les premières sorties des « islamistes » ne sont pas rassurantes) avec des espaces de liberté pour que les visions du monde se confrontent ! La justice et l’état doivent également veiller au respect des lois…

Pour ma part j’ai choisi mon camp : Je ne veux pas d’une loi coranique anachronique en Tunisie.
Plus particulièrement, notre code du statut personnel aujourd’hui me parait trop religieux et il mériterait des amendements basés sur une lecture plus ouverte de l’ISLAM afin que l’on puisse aller vers une vraie égalité des sexes à tous les niveaux (Droits et devoirs).

Je ne suis pas certain que la Tunisie serait « Islamiste » de « nature ».

Je souhaite avouer, tout de même, une petite inquiétude : Beaucoup de personnes qui partagent ma vision sont en train de se diviser sur les questions économiques. Ils ont raison !

Mais je les invite à être plus pragmatiques ! Dans cette phase de transition, ou l’une des clés de la bataille électorale serait la position religieuse (en attendant une maturité démocratique qui permettrait à tous d’avoir des grilles de différenciation qui incluraient le programme social, économique, etc…), je les invite a se regrouper, si possible autour des pôles déjà existants afin de les renforcer, les aider a se structurer (50 ans d’oppression les ont affaibli)… Le front « moderniste » aborde cette phase de transition divisé alors que le front «traditionaliste » sera uni (même si par la suite il se divisera). Pensez y chers amis, faites vos choix, engagez vous !

Et puis avant de dormir, gardez un œil ouvert !

Point du Soir…

Nous avons choisi pour notre Révolution un modèle de transition « douce » afin de ne pas casser complètement les acquis du pays notamment sur le plan économique.
Ce modèle est à l’anti thèse de ceux qui réclamaient une « table rase » afin de rebâtir a nouveau. Je ne vais pas polémiquer sur le sujet, les faits sont là et c’est parti n’en déplaise aux révolutionnaires sincères, aux révolutionnaires de circonstance (ceux qui affichent comme programme politique d’écouter la rue) et aux contre-révolutionnaires (tous les caciques et notables du RCD, les barons de l’UGTT, etc…). Je m’adresse particulièrement aux révolutionnaires sincères pour les inviter a lire la suite du texte parce que leur rôle est important les mois qui viennent. Les défis qui se pose aujourd’hui (il est clair que cette analyse est valide a cet instant puisque la donne peut changer) sont de deux natures :

-Economie : Le pays a marque une pause, salutaire, de quelques semaines… L’espoir est Grand et nous nous devons tous de remettre notre économie sur les rails avec des règles du jeu saines. Ceci veut dire chasser le clientélisme, faire la guerre a la corruption, libérer l’administration du joug du RCD afin de libérer l’initiative de nos fonctionnaires et leur permettre d’être jugés uniquement sur le mérite et la qualité de leur services aux citoyens.

Il est temps d’avoir un Economie saine (ou tout le monde paye ses taxes), sans corruption, sans favoritisme, équitable s’appuyant sur une Justice forte et Indépendante.

Pour faire cela, nous devons être tous responsables, engagés dans nos devoirs et fermes sur nos droits.

-Démocratie : On ne sort pas de 50 ans de Parti Unique indemnes ! Les vieux reflexes sont là, l’Administration est en relation incestueuse avec le RCD depuis des lustres, la rendre neutre et la remettre au service du Citoyen est un challenge de taille.

Les médias publics peuvent être sous contrôle. Les médias privés appartenant aux familles de l’ancien régime ou a leur affidés peuvent avoir leur propre agenda.
Une instance de contrôle indépendante est nécessaire, l’octroi d’autres licences est également urgent ! Les municipalités sont encore gérées par le RCD (A l’exception de quelques unes ou le Peuple a pris le pouvoir via des Groupes de Citoyens)… Passer en mode Service Public, neutre et équitable est un des gros défis des semaines à venir…

Et puis, notre peuple, mature et Citoyen, n’a pas l’expérience de la démocratie ! Il faut que l’on se mette tous en mode apprentissage accéléré.

En fait, notre rôle de Citoyen vigilant est primordial pour construire un pays démocratique !

jeudi, 27 janvier 2011

Petites Indiscrétions et veille du Jour… Nouvelle mise au point...

En attendant l’annonce du gouvernement demain, je vais vous livrer la moisson d’aujourd’hui…

Depuis ce matin je suis remonté contre le mutisme du gouvernement de transition que je prenais pour de l’autisme… Je suis même passé a l’inquiétude.

Une analyse fine d’internet (google, twitter et FB), quelques longues discussions depuis cette après midi et encore cette nuit m’ont permis de prendre du recul.

Il semble que le « Système » benali n’est pas complètement démantelé ! Il s’est barré avec les codes de la transmission satellite des forces de l’ordre et ses sbires parasitent, voir brouillent, les opérations de maintien de l’ordre fortement.

L’ambassadeur de Libye chez les Saouds a également été reçu par benali, et de la il a volé vers Doha… Avec la sortie du « Guide » hier et celle d’avant, on est en droit de se poser des questions sur le rôle de notre pays voisin.

La garde rapprochée de benali ressort à la télé (essentiellement chez Nasra sur Hannibal) et les dernières stats (faites par de jeunes Citoyens) montrent que les « anti-gouvernement » ont un temps de parole largement supérieur aux pros gouvernement sur Hannibal !
J’espère que Sigma et Mediascan nous gratifieront d’une mesure officielle demain afin que l’on comprenne ce qui se passe.

Selon ma lecture, la contre révolution s’organise et les voix raisonnables sont inaudibles puisque tout de suite taxées de traitres a la révolution ou bien elles voient apparaitre des vieux RCDistes qui tentent de la décrédibiliser (comme pour la manif au théâtre, un peu reprise par des anciens RCDistes malgrés la bonne volonté des initiateurs). Il faut tout de même signaler une première sortie d’Ettajdid avec un slogan de manif que j’aime bien « Ni RCD ! Ni Chaos ! ».

Bref, beaucoup de forces occultes et moins occultes poussent au Chaos et tentent de déstabiliser le futur gouvernement de transition… Pourquoi ?

De l’autre coté, les infos filtrées coté Gouvernement montrent une ferme volonté de reprendre l’appareil de l’état en main, mais cela semble complexe notamment avec tous les services qui étaient gérés directement par le palais (Ammar404, Renseignements, Médias, etc…)

L’autre confirmation obtenue est que le nouveau Gouvernement de Transition va être plus clair (pas ou peu de RCD) et son role de transition clairement annoncé. Les commissions sont en cours de constitution, les biens du RCD appartenant à l’état sont récupérés et la mise sous tutelle des avoirs du RCD semble acquise.

Pour moi, et c’est ce que j’ai expliqué dans ma précédente note, il faudra soutenir ce futur gouvernement s’il se confirme ainsi (Sans les grandes figures de l’ancien régime). Je ne suis pas adeptes de la guillotine populaire et je préfère que la Justice, fondement de notre proche démocratie, fasse son boulot pour le RCD… Cela donnera du sens au « RCD dégage ! » qui trotte dans ma tête…

Il faudra aussi que le gouvernement, au Service de la Révolution, nous explique clairement la situation, fasse preuve de pédagogie et partage avec son peuple les menaces qui pèsent sur notre jeune démocratie.

L’UGTT, qui souhaite gouverner avec l’aide de Ben Jaafar et les ultras révolutionnaires (qui voudraient voir les Comités Populaires s’installer) doit décider ce soir de sa position : Participer au gouvernement, soutenir le gouvernement ou aller à l’affrontement.

C’est une responsabilité. D’après moi, l’UGTT n’ira pas a l’affrontement parce qu’elle n’aura rien à dire !

En effet, rester dans le cadre légal est le souhait de la majorité des tunisiens et de l’armée. « Dégager » le RCD sera acquis, reprendre le travail et la construction est le souhait de l’ensemble des Tunisiens. Quelle revendication mobilisera demain l’UGTT ? Un conseil de la Révolution ? Une assemblée Constituante ? Ca fera peut être plaisir à Kaddafi de voir ses théories revendiquées, mais pas à la base de la centrale syndicale !

Bref, en attendant la confirmation de mes indiscrétions, je peux affirmer que quelque soit le choix de l’UGTT, les jours de Jrad à sa tête sont comptés.

Maintenant que les manifestants d’El Kasbah sont protégés par l’armée (Je signale quand même que c’est historique ce que nous vivons là : Une manif au palais du gouvernement sans relâche depuis 3 jours sans bavures et l’armée qui protège… Du jamais vu même dans les plus vieilles démocraties), je vais me coucher plein d’espoir… Demain est un autre jour… je prendrais un café à el Kasbah pour comprendre mieux ce qui se trame autour.

dimanche, 23 janvier 2011

Ce que je crois

Révolution aidant, je me permet de piquer le titre a BBY… On ne vit qu’une fois!

Depuis une semaine, j’essaye d’analyser et de comprendre les enjeux post benali afin d’avoir une lecture « pragmatique » des événements. Ce n’est pas facile. Ca bouge toutes les 30 secondes et sortir une analyse fiable est du domaine de l’impossible.
Avant de publier ce texte, j’ai hésité, parce que depuis peu je suis président d’une association apolitique et indépendante. Je le fais quand même! C’est mon avis personnel et pas celui de l’association. Ce n’est pas parce que je me trouve président que je vais taire ma voix. Le nombre de révolutionnaires sur facebook et twitter est croissant et je crois pas qu’il y’ai beaucoup qui peuvent ce permettre de me donner des leçons. Mon engagement pour mon pays est antérieur !

D’abord, je crois que ce que nous vivons est une Révolution et non une Intifadha. Une révolution comme on l’apprend dans les cours d’histoire avec un peu moins de sang… pour l’instant. J’invite donc tout le monde à relire les livres d’histoire pour essayer de comprendre le contexte et adapter leur grille de lecture. En effet, les guillotines ne sont pas dressée encore et la plèbe les attend...
Ceci étant dit, il faut avouer que cette Révolution a pris de court toute « l’élite » du pays : Le Gouvernement de benali en premier lieu, mais également tous les partis d’opposition y compris les plus « révolutionnaires », les Patrons, les Syndicats...

Il faut aussi voir qu’après l’annonce du Gouvernement de transition, la plèbe ne c’est pas calmé. En effet, une lecture politique de la composition a montré que le Gouvernement comprenait plusieurs Ministres appartenant a l’ancien régime qui présentaient deux menaces majeures pour la révolution : D’abord cela donnait l’impression que l’on protégeait l’ancien système avec des ministres fortement impliqués dans les dérives (Et le mot est gentil) mais aussi des personnalités fortes du RCD capables de reconstruire un RCD fort si on les laisse faire…

Notre valeureux peuple a montré donc une maturité politique et une finesse d’analyse qui a encore une fois dépassé les « Elites ».

Notre « Gouvernement d’Union Nationale» a donc été formé en dépit du bon sens dans la mesure où le noyau dur n’a pas saisi l’ampleur de l’événement. Depuis lundi, la composition du gouvernement n’a pas été amendée pour tenir compte des revendications, légitimes, des tunisiens qui finalement tournent autour de deux axes :

1-RCD dégage ! Revendication qui sous entend beaucoup d’autres, à savoir :

-On n’a plus envie de voir les représentants de l’ancien régime au Pouvoir, nous avons dégagé benali, on ne va pas se payer sa garde rapprochée.

-Récupération des « Biens du Peuple » : Action initiée certes avec la récupération des locaux, des voitures et du personnel détaché, mais la communication a été déficiente pour faire savoir au peuple que c’est fait ! De plus, des symboles forts tels que la Maison du RCD érigée en phallus provocateur en plein centre ville continue d’attiser la haine.

-Démantèlement pur et simple du RCD afin de ne pas voir le « mal » se réincarner dans 6 mois et reprendre le pouvoir formellement.

2-Eradication du Clan benali : Avec la récupération de « notre argent », l’arrêt des membres de la famille, le nettoyage au sein des banques « complices », des administrations « collabo » (Le Fisc, les domaines de l’état ou les douanes). Encore une fois, on tardé à dresser les guillotines !

Les plus avertis voient déjà beaucoup « d’affairistes » qui ont largement profité de l’ancien régime se repositionner habilement. Je ne donnerai pas d’exemple, mais j’en vois des dizaines dans les médias, les biens de consommation, les banques, etc… C’est inadmissible !

Les réponses à ces deux revendications tardent. L’UGTT dépassée par sa base, surtout dans les Régions a été obligée de se radicaliser. Dans la même logique, les partis radicaux dans les extrêmes surfent aussi sur cette vague et leur audience ne cesse d’augmenter.

Ne pas oublier aussi le fait que beaucoup des dirigeants syndicaux tentent de se racheter une virginité en faisant cela… On parle même aujourd’hui de plus en plus de « barbouzes » du RCD qui tentent de rejoindre cette aile radicale puisqu’ils n’ont plus de raison d’être et qu’il faut qu’ils se rachètent eux aussi…

On arrive donc aujourd’hui a une situation de blocage qui va empirer faute de pédagogie, de communication mais aussi disons le faute de lecture réaliste de la situation.

Le Gouvernement aurait du forcer le départ des « têtes » stigmatisées par les revendications dès mardi ! Le RCD devrait trouver l’Homme de la situation qui va prendre en main l’organisation pour se lever, faire le mea-culpa de son organisation pour les 30 dernières années, appeler a un congrès en se référant a l’histoire de son parti avec le mouvement de libération (il pourra même réintégrer Benyoussef au passage)… Mais surtout dire haut et fort, qu’il joue le jeu ! Qu’il rend les locaux, qu’il met ses livres de comptes à la disposition de la Commission Nationale qui se crée, etc…

Le problème c’est que cela n’a pas été fait a temps, c'est-à-dire le mardi. Pourquoi donc ? Parce que le Gouvernement de Transition n’a pas compris son rôle!

Les initiateurs de ce gouvernement étaient dans un modèle de transition « douce » fortement encouragés par les « partenaires » étranger, encadrés par l’armée (Qui, semble t il a imposé une partie des têtes "incriminées") et par les reflexes acquis depuis des années au gouvernement. Ils ne se sont pas mis dans une logique de Gouvernement de transition proprement dit, à savoir au Service de la Révolution.

On ne peut contenter le Pays qu’en changeant le mode de réflexion et le mode de communication.

-Il faut clairement expliquer, avec des messages audibles, que le gouvernement est la avant tout pour la gestion des affaires courantes! Il n’a pas vocation à transformer le pays ! C’est l’affaire du Peuple qui votera. D’ailleurs se placer ainsi permettra d’éviter des négociations sociales fortes ou des chamboulements des lois qui gouvernent notre quotidien (Puisque les attentes sont fortes).

-Il faut montrer que le gouvernement ne se préoccupe pas de protéger les RCD ou les anciens « corrompus »… Virer les Ministres RCD ne sera plus suffisant dans la mesure où cette revendication est « vielle » sur l’échelle temps de la Révolution. Je me demande si Ghannouchi, homme intègre et courageux, ne doit pas se sacrifier pour ramener la sérénité. Il faut également devancer les demandes de demain, à savoir changer les Gouverneurs par des « Gouverneurs de Transition », probes, intègres, qui vont gérer les affaires courantes, au Service de la Révolution, tout comme les ministres. Il faut également les mandater pour faire des actions fortes de détachement du RCD puisque l’administration régionale est en relation incestueuse avec le RCD à toutes les échelles.

-Il faut mettre en avant les Commissions, les doter des moyens de communication et d’organisation adéquat pour qu’elles reprennent l’Initiative et qu’elles focalisent l’attention. Ces commissions doivent fonctionner en toute transparence, peut être même filmée et retransmises a la TV en direct pour que les gens comprennent les enjeux législatifs et aussi pour nous assurer que la justice passera avec les 2 autres commissions.

-Et puis pour profiter de l’Elan citoyen que l’on a vu, notamment lors de ces fameux comités de quartier, il est souhaitable d’appeler à des élections municipales dans 6 semaines au plus tard. C’est risqué pour les partis politiques pas prêts, mais c’est l’une des meilleures façon pour obliger les Citoyens a assumer leur rôle de Citoyens. Il faudra être très courageux pour faire cela, mais si on souhaite installer une démocratie durable dans notre pays, c’est un pas nécessaire.

Ces mesures là, bien communiquée, remettraient le Service de la Révolution et du Pays au centre de l’attention du Gouvernement de Transition, elles permettraient d’affaiblir les extrêmes et l’UGTT qui elle aussi devrait faire un Grand ménage dans la maison !

Pour finir, j’invite tous mes concitoyens à la vigilance, à parler à s’organiser pour être audibles afin de ne pas laisser passer cette chance historique. Engagez vous ! Dans les partis politiques, dans vos villes, dans vos villages, dans la Cité ! Veillez aux dérives (Ce qui s’est fait sur la censure d’Internet est exemplaire : Toute censure ne se fera que sur décision de Justice). Nous avons Tous une responsabilité historique pour protéger notre Révolution, construire une démocratie durable qui apporterai un developpement économique formidable!
Yes we Can! (La aussi je pique!).
We should Invest in Democracy!

A bon entendeur !

  • La plèbe (du latin plebs, plebis) est une partie du nombreux (populus) romain, c'est-à-dire les citoyens romains, distincts des esclaves. La plèbe — les plébéiens — se définit par opposition auxpatriciens ou plus tard à la nobilitas : c’est la partie du peuple qui s'oppose à l'organisation oligarchique de la cité. Dans le langage courant, la plèbe désigne la population. source Wikipédia

lundi, 24 mai 2010

Orange et les autres… Les fruits de Mai en 3G

Orange Tunisie est lancée avec plus de 270,000 Clients au compteur au bout de 2 semaines! Un grand succès malgré les petits soucis de lancement dus essentiellement à ce grand succès dépassant les attentes des un et des autres au sein d’Orange Tunisie…

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dimanche, 23 mai 2010

Petites réflexions sur Ammar, l’opposition et les autres…

Hier Samedi, nous étions quelques poignées habillés en blancs en signe de protestation contre « Ammar 404 », personnage fictif, qui filtre le net Tunisien. Tout d’abord, les « Groupes » sur l’Avenue : -Les « Geeks » à l’Africa, en force et en blanc… plus de 20 -Les Tajdiens et « amis » au Café l’Univers (une dizaine) et une poignée au Grand Café, -D’autre « militants » que je connais de vue mais pas de nom, a l’Univers, au Grand Café, etc.. …. Bref une bonne centaine selon mes estimations et ma balade vers 16h, dont la moitié de « jeunes puceaux et pucelles » de la politique qui ont du sortir du monde « virtuel » pour la première fois… Une amie sur facebook a posté un commentaire déçu du « peu de mobilisation », je partage son amertume, mais je tien a lui dire qu’étant donné le contexte, cette centaine de personnes est une Grande lueur d’espoir pour notre pays ! -D’abord, c’est le premier pont entre une contestation virtuelle, somme toute active, et le monde réel… -La mobilisation d’hier, malgré la présence massive et nerveuse d’Agents, a montré que l’on peut protester « avec la Manière » et pour certains « avec Classe » sans se faire tabasser ni « aller en Prison ! » comme beaucoup le pensent... ou le craignent. -Les initiateurs de la Manif «Non autorisée » sont des acteurs du net Tunisiens, peut être sans engagement dans un parti politique, mais en tout cas avec un fort engagement citoyen et donc par définition politique ! D’autres « membres du réseau virtuel » dont une particulièrement c’est félicitée que les initiateurs et les acteurs ne fasse pas parti de l’opposition, et la je la cite : « … l'opposition tunisienne avec son arrogance est la cause de tout les maux de la Tunise... » Je ne partage pas son raccourci… L’opposition existe, certes pas suffisamment unie, mais c’est elle qui empêche de tourner en rond et la majorité des « petits hommes blancs du 22mai » venait des rangs de cette Opposition… Et ils ont joué le jeu, sans arrogance et sans récupération ostentatoire… Ce type de « sentence » présage déjà d’un « nouveau parti » tout aussi arrogant que les autres si ce n’est plus. Ceci étant dit, l’heure de vérité arrive… La contestation virtuelle aura-t-elle suffisament de souffle ? Profitera t elle de ce flash mob réussi et sans incident pour remettre cela ? On saura dans les jours qui viennent si c’est tache d’huile ou un coup d’épée dans l’eau. De toute facon, Ammar perdra sa 404 tot ou tard....

Pour ma part, a la prochaine invitation, la table de Slim, Yassine et Emna est à ma charge !!!!!!

Sante a tous !!!!.

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